‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 169 sur 451 · A. Houtin, p · texte numérisé non relu

A. Houtin, p

deux « petits livres » une Instruction pastorale, bientôt complétée par une lettre au supérieur de son grand Séminaire « sur les dangers de l'hypercritique » (Châlons, 1904). Comiiie précédemment, Mgr Le Camus traita le problème de fond dans un long exposé doctrinal ^. Le cardinal Perraud, après s'être adressé au clergé de son diocèse, communiqua sa lettre à la presse et la fit tirer en brochure de propagande. Elle reçut l'approbation publique de l'archevêque de Bourges, des évêques du Mans et de Soissons ^.

Ces actes répétés tenaient en 'haleine une opinion déjà surexcitée et la presse de grande information elle-même affectait de prendre à l'affaire un. vif intérêt. La date du décret romain lïe manqua pas d'éveiller la verve des journalistes, qui 'brochèrent tout d'abord leurs variations sur « le petit Noël de l'abbé Loisy »^. Après les premiers entrefdets vinrent les articles sur des problèmes plus graves. « Depuis la publication de L'Évangile et l'Église, les périodiques français et étrangers n'avaient cessé d'exposer et de commenter les conclusions scientifiques et les thèses apologétiques de M. Loisy. Aussitôt qu'il eut été condamné, ils traitèrent de sa soumission^. »

Dans le monde ecclésiastique, les avocats de l'auteur entretenaient à cet égard la confiance la plus parfaite. « Nous n'en doutons pas, écrivait M. Bricout, en excellent prêtre catholique qu'il veut rester, M. l'abbé Loisy s'inclinera noblement devant la sentence des autorités ecclésiastiques, et par là il continuera à se montrer digne de la profonde estime de ses nombreux amis ^. » Aux lecteurs du Correspondant Mgr Mignot donnait la même assurance : « Nul doute qu'il ne dissipe les nuages amoncelés autour de son nom, et ne s'incline avec respect devant les décisions de l'autorité religieuse ®. »

Un moment le résultat désiré parut un fait accompli. « M. l'abbé Loisy, lisait-on dans la Semaine religieuse de

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