‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 171 sur 451 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

tat de mes travaux. Autant qu'il est en moi, je me soumets au jugement porté contre mes écrits par la Congrégation du Saint- Office i. . y

Enfin, après une suprême instance du cardinal Richard, il lui écrivait, le 12 mars :

... Par esprit d'obéissance envers le Saint-Siège, je condamne les erreurs- que le Saint-Office a condamnées dans mes écrits ^.

Tandis que se poursuivaient ces laborieux pourparlers, •dont le public ne pouvait alors savoir que le sens général, M. Loisy continuait ses leçons à l'Ëcole des Hautes-Études. « Ecclésiastiques, liommes du monde, étudiants, dames et demoiselles de tout âge s'y pressaient. Tous les journaux qui se respectaient durent envoyer au moins une -fois voir ce qu'était le cours de l'abbé Loisy. Les hommes curieux du mouvement intellectuel y passaient ^. »

Pour le bien de la paix, M. Loisy se décidait néanmoins à « un grand sacrifice » *, c'est-à-dire à supprimer son cours ^. Après quoi il s'ensevelit dans une solitude provinciale, d'abord à Garnay près Dreux, puis, à partir d'avril 1907, à Ceffonds près Montier-en-Der (Haute-Marne). Retraite qui lui valut d'échapper pour le moment à la sentence d'excommunication qui le menaçait. Des' interviews accordées aux correspondants de l'Humanité (23 avril) et" du Soleil (29 avril) attestaient que l'auteur entendait rester dans l'Eglise*', «Catholique j'étais, catholique je reste,» écrivait-il lui-même, mais en ajoutant : « Critique j'étais, critique je reste. » Et il annonçait déjà de nouveaux travaux, sans renier, bien entendu, les anciens : « Ce qui peut se trouver de

1. Quelques lettres, p. 34. En même temps, Mgr Mignot avait k le courage... d'écrire à Pie X poiir le détourner d'une sentence rigoureuse.» A. hoisy. Congrès d'histoire du christianisme, t. in, p. 245.

2. Ibid., p. 36. Cf. Choses passées, p. 272-299; M. Clément, Vie du car- . dinal Bichard, p. 402-406.

3. Houtin, op. cit., p. 132. A. Aulard fut au nombre de ces <( curieux » «t le docte historien de la Révolution fît savoir aux lecteurs de l'Aurore, le 28 mars 1904, que le « sourire de l'abbé Loisy » lui avait révélé toute la profondeur de son émancipation. Texte ihid., p. 133-135.

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