Texte dans Houtin, op. cit., p
bon dans ces livres ne sera perdu pour personne, et quelques-uns de ceux mêmes qui m'ont combattu sont tout jirêts à le faire valoir ^. »
A ne regarder que l'essentiel, l'affaire pouvait sembler close, et, au total, sans dégâts trop essentiels : elle n'avait fait, en réîilité, que s'assoupir. Si. l'auteur se trouvait, suivant sa propre expression, « en marge de l'Eglise », il n'en était du moins ni sorti ni exclu ^. Mais on ne peut s'empêcher de reconnaître que cette pacification momentanée n'était obtenue, comme il en convient lui-même plus tard ^, qu'au prix d'une « équivoque » dans sa situation « à l'égard de l'Église ».
II est vrai que M. Loifey s'abstint, pendant quelque temps, de publications trop agressives. Seule sa collaboration à la Revue d'histoire et de littérature religieuses rappelait son existence au groupe de ses fidèles et, parfois également, à la vigilance de quelques censeurs*. Mais on y devinait la préparation immédiate de son grand commentaire sur les Synoptiques depuis longtemps annoncé. Sa ^correspondance de l'époque marquait bien à ses familiers que rien n'était changé dans ses sentiments ^ et ses « dispositions intimes » révélées depuis ^ « tendaient de plus en plus vers la sécularisation complète » de sa vie et de son activité, avec une note d'amertume croissante envers l'Église, qui fut encore augmentée par de vaines tentatives, faites vers la fin de 1906, pour obtenir le renouvellement de son célébrât^. Sous la cendre un feu couvait sourdement qui risquait de se rallumer à la première occasion.
1. Lettre parue dans le Times du 8 janvier 1904, reproduite par le Matin du 30 a-vril. Texte complet dans A. Houtin, p. 272-275, et Quelques lettres, p. 19-23.
2. Choses passées-, p. 303. a Ce q[ui m'a décidé, écrivait-il à Fr. von Hûgel, le 28 février 1904, a été la considération dii très grand nombre de jeunes prêtres qu'une catastrophe aurait consternés, ou exaspérés, ou com.promis. » Quelques lettres, p. 33.