Texte complet dans Revue biblique, 1906, p. 195-196. v
Ce « sage progrès » se heurtait néanmoins à de perpétuels obstacles. Les uns venaient d'interventions trop incompétentes ou trop irréfléchies pour ne pas compromettre la cause qu'elles prétendaient servir. C'est ainsi que les Annales de philosophie chrétienne ouvraient leurs colonnes aux réflexions anonymes d' « un professeur de grand séminaire », qui traitait de critique biblique •'^5 puis des Évangiles synoptiques pour conclure à leur « idéalisation » ^. Un « abbé L. Lefranc » y posait bruyamment la question^ : Pourquoi' le problème biblico-scientifique n'est-il pas résolu? Le directeur lui-même, Ch. Denis, croyait devoir expliquer « pourquoi le mouvement critico-biblique ne s'interrompt pas \ » Moins qualifié, s'il est ^jossible, était encore M. Naudet, qui, pour l'avancement de la démocratie ' chrétienne, publiait dans la Justice sociale, au cours de 1904, une série d'articles sur « La Bible, la science et la foi » ^.
Par une exagération inverse et non moins gravé, des critiques aveugles ou précipités englobaient dans la même réprobation l'exégèse de M, Loisy et celle de ses adversaires catholiques. En octobre, puis en décembre 1903 et janvier 1904, d'obscurs théologiens s'acharnèrent, dans la Vérité française, contre le P. Lagrange et M. Mignot ®. Plus importants, sinon plus significatifs, étaient les coups portés au directeur de l'école de Jérusalem par le jésuite belge A. Delattre '. D'autres couraient à la rescousse d'un peu partout ^. Et toutes ces manifestations hostiles à l'école
•L Avril 1904, nouv. sér., t. iv, p. 53-69.
•2. Octobre 1904 et janvier 1905, t. vi, p. 34-49 et 377-389.
:3. Mai 1904, t. iv, p. 113-136.