Octobre 1904, p
2. La valeur historique du dogme, n° de novembre-décembre 1904, p. 338-357.'
ne pourra jamais inférer une conclusion qui se rapporte à l'ordre des réalités sensibles (p. 350-351).
Toute la question, en un mot, était de savoir si « la valeur religieuse d'un fait garantit sa valeur historique (p. 352). » Sans proprement y répondre, l'auteur indiquait le « danger » d'une séparation totale entre ces deux ordres de réalités. D'après lui, « il faut dire que la foi impose une direction à la critique historique elle-même et limite dans une certaine mesure son indépendance, » encore que, tout « en révélant le sens intérieur des phénomènes historiques, » elle ne permette sans doute pas « de les mieux connaître, même dans leurs modalités extérieures, et de suppléer à l'insuffisance des témoignages (p. 354). »
Ces éclaircissements et ces questions amenèrent une réponse de M. Blondel ^, qui ne faisait guère que reprendre l'exposé de ses positions antérieures. Elle fournit du moins à « la rédaction » l'occasion d'une mise au point paisible et substantielle ^, qui dégageait les conclusions acquises et indiquait la ligne à suivre pour résoudre correctement les problèmes posés.
Dans ce respondeo dicendum, la tradition était retenue comme propre à compléter les textes évangéliqués, mais er: marquant bien qu'elle est «une source historique au premier chef » et non pas seulement le vague indice d'une « action » incontrôlable. On-y rappelait que le vrai cas était posé par les critiques « d'après lesquels l'histoire ne serait pas seulement muette sur certains dogmes, mais établirait des faits qui en sont la négation absolue » et l'on y distinguait, en conséquence, « les faits fondamentaux qui constituent les titres de la révélation chrétienne » des « faits secondaires qui appartiennent seulement au complément de la révélation " et qu'on peut, dès lors, admettre sur le seul témoignage d'une Église par ailleurs bien garantie. Enfin et surtout, on y dissipait la confusion de cette foi morale oii les perceptions intellectuelles ne seraient plus qu'un élément accessoire. Ces pages précises et nuancées, où l'on sentait la compétence d'ui;