‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 190 sur 451 · Larges morceaux dans Houtin, p · texte numérisé non relu

Larges morceaux dans Houtin, p

dire que cet « effet » d'un « treivail » dont on a vu la longue incubation, devenait à son tour une cause qui tendait à en diffuser le rayonnement?"

Tous ces faits permettent suffisamment de conclure à l'existence d'un réel malaise parmi les catholiques français. L'engouement pour la science ou ce qui paraissait tel arrivait à oblitérer les exigences de la foi, et les initiatives individuelles ébréchaient plus d'une fois le sens de la discipline. Il faut évidemment prendre garde aux exagérations ■■•. Néanmoins il serait difficile de contester qiié, profonde ou superficielle, cette effervespence ne fût tout à la fois indicatrice et génératrice de ce qu'il faut bien appeler « une déperdition du sens catholique dans un trop grand nombre d'intelligences 2. »

« Depuis l'apparition des malheureux petits livres rouges de M. Loisy, écrivait alors E. Portalié, le désarroi est lamentable dans certains esprits, disons mieux dans certains milieux. Et malheureusement des publications plus que hasardées, accueillies avec une imprudente bienveillance dans des tribunes libres, où l'anonymat, avec l'absence de responsabilité, favorise l'éclosion des idées les plus téméraires, entretiennent périodiquement l'agitation et le trouble^. » Dans la mesure très imparfaite où les documents permettent aujourd'hui de revivre cette histoire, la vision rétrospective de ces années pénibles justifie de tous points cette impression d'un contemporain.

1. a Parce qu'un périodique, observait très- justement un témoin peu suspect-d'indulgence, J. Fontaine {La théologie du Nouveau Testament et l'évolution des dogmes, p. 462-463), insère de temps en temps un article favorable, soit à l'exégèse de M. Loisy, soit au système légendaire (?) du' P. Lagrange, soit à l'agnosticisme de M. Le Roy ou à la théorie plus réservée de M. Blondel, il ne faudrait pas le croire absolument dévoué à toutes les idées que ces noms évoquent. Il peut y avoir bien des réserves, même de la part des écrivains approbateurs; et surtout n'allons pas penser que la rédaction tout entière acquiesce aux articles en question. » A plus forte raison faut-il étendre cette remarque à la grande masse de leurs lecteurs.

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