Auiobiography and life, t. u, p
i. R. Goût, p. 137.
Tell se reconnut le rédacteur de la Lettre confidentielle, qu'il expliquait comme le traitement d'un « cas particulier » (10-13 janvier); Une rétractation lui était demandée (20 janvier), qui pût dégager la Compagnie devant l'opinion. La seule qu'il consentit à fournir (24 janvier) ayant paru insuffisante, G. Tyrrell- était exclu de la Compagnie (1^^ février) et, en même temps, déclaré suspens a divinis jusqu'à ce que le Saint-Siège en eût autrement décidé K La séparation à l'amiable que G. Tyrrell avait souhaitée faisait place à une expulsion par mesure disciplinaire.
De l'indépendance qu'il venait ainsi de retrouver G. Tyrrell profita pour reprendre l'apostolat de la plume qu'il avait-dû interrompre. Trois ouvrages parurent coup sur coup,- qui allaient révéler de plus en plus clairement les dispositions de son esprit restées obscures jusque-là. . -
Ce n'est pas seulement par l'antithèse du titre que Lex credendi (Londres, 1906) rappelait Lex orandi. La préface, datée du 7 mars, donnait expressément cet ouvrage comme une suite tout à la fois et une « explication » spontanée du - précédent. *
. D'après Miss Petre ^, c'est une œuvre de dévotion plutôt que de science. En effet, après une première partie très courte (p. 1-81), qui met en relief les caractères généraux du christianisme à l'encontre des déviations de la pensée moderne, le reste est consacré à un commentaire mystique du Pater. G. Tyrrell'y « mettait en garde contre l'écueil du sentimentalisme et contre les formes insoutenables du mysticisme, invitait à lire l'Évangile, ramenait à la vie intérieure et à l'imitation de Jésus-Christ ^. » Ce ton général de sagesse et de piété,. cette intention d'équilibre entre le mysticisme et le dogmatisme valurent à Lex credendi de ne pas susciter d'émotion notable *.
On y pouvait cependant deviner çà et là les propensions
1. Autobiography and life, p. 249-255, 501-503; R. Goût, p. 137-143.