R. Goût, p
4. Dans la presse catholique de langue anglaise, V Ecclesiastical Revievp (juillet 1906) se contenta d'une siinple analyse et le Catholic World d'août y montra une très heureuse application de la philosophie de l'immanence.
anti-intellectualistes de l'auteur. Ainsi quand il affirme le besoin actuel d'insister sur les vérités simples de l'Évangile, quand il donne le Pater comme le type idéal d'une foi qui n'est pas une théologie (p. x-xiv). Sous la plume de G. Tyrrell, ces simples aphorismes du langage chrétien ont tout l'air et toutes les chances d'être tendancieux. Ailleurs on y retrouvait tout son symbolisme, puisque, à son sens (p. 252), « la vérité du dogme est simplement et seulement pratique, » et que la « loi de la prière », qui est la règle suprême, « peut facilement nous donner' des credos très ' difEérents, ayant exactement la même valeur religieuse et représentant analogiquement le monde spirituel. »
En même tenips, l'auteur songeait à publier in extenso la Lettre confidentielle qui avait été la cause de ses derniers malheurs ^. Chacun pourrait ainsi juger, pièces en mains, de ce document déjà fameux.
Il y reconnaissait (p. 43-44) les difficultés de croire qu'éprouvent -aujourd'hui les intelligences formées aux méthodes scientifiques, et l'indifférence ou l'incompétence du clergé ordinaire à leur égard. Mais il estimait que tout cela n'atteint que la présentation théologique ou apologétique du catholicisme et non pas le catholicisme lui-même. Le cas serait mortel « si l'intellectualisme théologique a raison, si la foi signifie un assentiment de l'esprit à un système de conceptions de l'intelligence, si le catholicisme est d'abord une théologie ou tout au plus un système d'observances pratiques réglées par cette théologie : » il ne l'est pas « si le catholicisme est avant tout une vie et l'Église un organisme spirituel, à la vie duquel nous avons part, et si la théologie n'est qu'un essai de cette vie pour se formuler et se comprendre elle-même (p. 51-52). » Ainsi « la critique de l'expression n'est pas par elle-niême une raison de critiquer la chose exprimée » (p. 57) et le catholicisme formulé par « la niinorité pensante, parlante et gouvernante» ne doit pas être pris pour le tout de l'Église (p. 59).
D'où il suit que lé schisme serait une faute, et qu'il suffit au croyant le plus désabusé de se sentir en communion avec l'Église invisible, par où se continue l'action ^'ivifiante^ du