‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 199 sur 451 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

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2. Un de ses principaux collaborateurs était M. Nie. Turchi, traducteur italien de Duchesne. D'après lès mêmes informateurs, elle aurait eu,, dès la fin de 1907, « plus de mille abonnés ».

3. Voir P. Batiffol, Le gnosticisme d'après M. Buonaiuti, dans Bulletin de liu. eccL, juin 1907, p. 165-175.

philosophie de 1' « action » ^. Sur un plan plus modeste, M. G. Sf orzini, chanoine "de Macerata, destinait aux prêtres soucieux de s'instruire sa Rivista délie Riviste del clero, àonX les coupures s'alimentaient de préférence aux feuilles les plus avancées. -

Tous ensemble travaillaient à une œuvre de régénération intellectuelle dont la science n'était que le moindre objet.

La propagande de S. Minocchi n'était pas'un simple exercice d'érudition philologique et de littérature comparée. Il déclarait ouvertement son désir d'aider le nouveau catholicisme italien à tirer, des résultats delà science religieuse moderne, une défense de la foi et un plan de propagande conformes aux exigences de la spiritualité contemporaine. D'autre part, le groupe de lecteurs que son périodique avait vite gagnés... n'étaient guère portés par leur vocation et par leurs études à concevoir la science comme une fin en soi... C'étaient des âmes qui interrogeaient avec angoisse les documents historiques... pour y contrôler leurs raisons de croire et pour y trouver le message à prêcher aux hommes.

Voilà pourquoi, si « la critique historique renversait entièrement le frêle édifice de leur formation théologique, » ils avaient hâte de le remplacer. « A l'œuvre de désagrégation s'associait immédiatement le besoin de reconstruire. » -Et l'on conçoit aisément que, dans ces conditions, cette œuvre se soit faite « d'une manière inorganique, presque chaotique'. » D'autant qu' « à l'ombre du programme de rénovation, se réfugièrent des passions et des desseins qui n'avaient rien de commun avec la cause sacrée de la renaissance chrétienne 2. »

A ces deux organes de science et d'action ecclésiastiques vint s'ajouter, en janvier 1907, une revue de philosophie et d'initiation générale publiée à Milaji sous ce titre prometteur : Il Rinnovamento,

Les principaux soutiens de ce nouvel organe étaient des jeunes gens de familles catholiques et libérales, les comtes Alessandro Casati, Tommaso Gallarati-Scotti, Stefano Jacini, qui croyaient

1. La filosofia dell'azione, dans Siudi religiosi, t. v, 1905, p. 211- 56. C'est à lui qu'on a pu attribuer (A. Hbutin, p. 431-432), la publication pseudonyme de G. Landro, Per la filosofia delV azione, Città tli Castello, 1907.

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