J. Schnitzer, p
5. Neue Jahrhunderl, 1911, t. m, p. 170. Cf. ibid., 1912, t. iv, p. 507-
sortit ■'^, avec un comité d'action pour le mettre en œuvre. Fr. Klasen mourut le 23 novembre ; raais il laissait une feuille de combat bien constituée, qui lui survécut. Adoptée plus tard par la Kraus gesellschaft, elle ne cessa plus d'être, pour une petite minorité plus remuante que redoutable de catholiques, l'organe du libéralisme germanique à l' encontre des prétentions ultramontairies, plus ou moins identifiées avec l'esprit « welsche » ^.
Chez les catholiques tchèques, un semblable mouvement essayait de se créer, servi par des feuilles aussi obscures qu'éphémères : t)ie Entwickelung {=Le développement), Das Aufbluhen {= La floraison) Weisse Fahne (= Drapeau blanc), Christliche Gedanken (= Pensées chrétiennes) et, en dernier lieu, Nezmar ( = L'impérissable), qui s'arrogeaient successivement le mandat de réconcilier l'Église et la culture. Mais il ne s'agissait guère là que de prêtres en délicatesse avec l'autorité ecclésiastique et qui restèrent sans grande influence.
Par suite de cette agitation endémique, le parti de la réforme parut assez important pour être vivement dénoncé comme un « péril religieux » par le P. A.-M. Weiss, prof esseur. d'apologétique à l'université de Fribourg-en-Suisse. Au cours d'un ouvrage tumultueux^, l'auteur relevait toutes les formes de déviation religieuse dans le protestantisme et la libre-pensée, pour rattacher à ce courant trouble ce qu'il appelait le « catholicisme réformiste nouveau style » (p. 296- 375), auquel il cherchait d'ailleurs des antécédents dans le « catholicisme réformiste vieux style » du xvni® siècle. Pour lui, tout le mal venait du libéralisme, dont « les partisans comm.éncent par être minoristes, puis deviennent minimistes et enfin nihilistes » (p. 304). De ce «nihilisme » c'est d'ailleurs surtout en France qu'il cherchait les plus graves màiiifestations dans -l'ordre doctrinal (p. 320-326), l'Allemagne ayant plutôt en propre des revendications pour l'élargissement de l'autorité (p. 326-332), la réforme de la théologie riiorale et de l'ascétisme (p. 353-364). Au total, cette diatribe