Die religiôse Gefahr, Fribourg-en-B
déclamatoire et confuse ne semble pas avoir suscité beaucoup d'émoi et n'empêcha pas le petit parti réformiste de poursuivre son chemin.
Un des lieux communs les plus familiers aux chefs du Refornikatholizismus fut toujours la protestation contre lefonctionnement && Y Index. C'est sans doute par suite de semblables doléances, bien que dans un milieu tout différent, qu'allait se développer, vers la mênae époque, un mouvement qui se proposait d'aboutir à des résultats pratiques.. A cette fin une ligue se constituait à Munster, au printemps^ de 1906, qui groupait une élite de laïques catholiques et,, parmi eux, plusieurs députés du Centre. Leur but était d'obtenir du Saint-Siège des modifications dans la procédure de V Index, en yue de prévenir le scandale qui résulte invariablement de décisions trop rigoureuses ou insuffisamment garanties. Une pétition aussi ferme que respectueuse était rédigée dans ce sens \ pour laquelle on recrutait silencieusement des signatures et qui devait être soumise au pape en temps opportun.
Le secret fut dévoilé par la Corrispondenza Romana (7 juillet 1907), qui affecta de voir dans ce projet une sorte de conjuration contre le Saint-Siège et ce fut, dans la presse religieuse, l'aliment de nouvelles controverses 2. En tout caSy le mouvement s'arrêta net et la supplique ne fut, naturellement, jamais envoyée. Ses dirigeants eurent beau protester de leurs intentions et déclarer qu'ils n'avaient rien de com- . mun avec le Refornikatholizismus, leur effort n'en parut pas naoins suspect. Ce nouvel incident ne contribua pas peu, pour sa part, à troubler l'opinion en Allemagne et à confirmer dans leurs préventions ceux qui étaient intéressés à nourrir des alarmes sur le compte des catholiques de ce pays.
Sous ces remous de surface, rares sans doute étaient alors les observateurs assez perspicaces pour discerner, à certains indices à peine perceptibles, l'existence et le sourd travaiï de courants doctrinaux qui constituaient pour un prochain, avenir la menace de plus graves dangers.