‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 215 sur 451 · No du 27 octobre 1905, p · texte numérisé non relu

No du 27 octobre 1905, p

6. J. Sickenberger, dans Biblische Zeitschrift, 1904, t. n, p. 191-194; Stimmen ans Maria-Laach, 1904, t. i.xyi, p. 119-124; P. Schanz, supplément de la Kôlnische Volkszeitung, 1904, n. 2, p. 3-11 ; R. Wagner» dans Pasior bonus, 1904, p. 241-249; 289-300; G. Esser, supplément de la Germania, 1904, p., 57-60, 65-69; Lit. Rundschau fur das kath Deutschland, 1904, p. 113-116.

note favorable se faisait aussi entendre ^ et, pour l'édificatioa du public protestant, H. Holtzmann consacrait à ce « cas » une chronique très étendue qui en racontait les diverses péripéties en France et au dehors ^.

Sans doute ces marques plus ou moins vives d'intérêt ne signifient pas nécessairement une influence bien profonde. Il n'était cependant pas possible que le souvenir persistant, accordé à l'auteur, n'eût pour cause ou pour effet un certain attachement aux conceptions religieuses dont il était le représentant. Et comment la réclame faite à ses livres n'eût- ■elle pas été une recommandation pour leur contenu? Ce que, pour se limiter à l'ordre scientifique, l'action de M. Loisy perdait en étendue, il n'est pas téméraire de supposer qu'elle le gagnait en profondeur.

Que si, à voir in concreto l'état du mouvement moderniste, . le nom de M. Loisy représentait alors le passé dans son plus brillant éclat et recouvrait, aux yeux de ses fidèles, toutes les promesses d'un fécond avenir, à G. Tyrrell appartenait «ans conteste le présent. De la réforme catholique dont i'exégète français avait tracé le plan, le théologien anglais entendait faire une réalité. Pendant cette seconde phase de la crise, c'est à lui qu'allait revenir le rôle principal.

Tout d'ailleurs contribuait à faciliter le rayonnement de son action. Aucune censure ne le rendait encore suspect auprès de l'ensemble des catholiques, tandis que ses tendances manifestes et ses publications ésotériques, bien «onnues des initiés, lé recommandaient dans les miUeux novateurs. Ce mystique avait, du reste, une âme de partisan ■et se plaisait à ces escarmouches rapides qui tiennent le public en haleine^. Une bonne équipe de traducteurs, lui permettait de se faire entendre en France et en Italie, aussi

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