‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 22 sur 451 · Major, English modernism, p · texte numérisé non relu

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nisme non dogmatique, c'est-à-dire en protestantisme large et libéral.» Après avoir ainsi. dégagé cette contradictoire,' l'auteur continuait : « Voilà justement l'idée qui a inspiré U Evangile et V Église et Autour d'un petit livré ^./>y

Vers la même époque, empruntant une formule assez usuelle de la langue théologique, l'auteur prétendait sauver par son système « la substance de la révélation biblique, du Christ et de l'Église ^. « Ses ouvrages auraient été des « livres d'apologétique ». Et d'abord à son usage personnel : « Ils représentent, dit-il, l'efFort que j'ai fait pour me maintenir moi-même dans le catholicisme, » mais aussi à l'usage des autres qui se heurteraient aux mêmes difficultés : « La crise de la foi... n'a pas été déchaînée par mes publications. J'en suis la victime bien plus que l'agent. La.sachant inévitable, j'ai essayé de la modérer 3. » De telle sorte que le modernisme entendait se présenter comme une œuvre de croyants, et doit se ranger historiquement dans la série des tentatives, faites en vue de réaliser l'accord de la science et de la foi*. -

Aussi la méthode était-elle, comme on l'a dit, de « rester dans l'Église pour la réformer ^. » « Rester, conseillait effectivement aux novateurs G. Tyrrell, et faire tout leur possible pour développer des idées plus saines. » Consigne illustrée d'un exemple typique. « Si lés réformateurs du xvi^ siècle étaient demeurés dans l'Église, ils seraient peut-être arrivés, à une solution plus tardive, mais sûrement plus saine que celle qui fut réalisée à Trente ®. » Toutes déclarations que venaient appuyer de vigoureuses critiques à l'adresse de l'individualisme protestant.

On s'explique par là que P. Sabatier ait pu écrire sans trop de paradoxe : « Si on voulait donner aux modernistes leur vrai nom, il faudrait les appeler, tout purement et simple-

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