‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 23 sur 451 · A. Houtin, p · texte numérisé non relu

A. Houtin, p

6. Hilaire Bourdon (pseudonyme de G. .Tyrrell), The Church andthe future, p. 161.

ment, catholiques. Ils le sont, en effet, complètement, dans lé sens religieux, philosophique et historique du mot^.» Un apologiste du parti les dénomme, d'un terme très expressif, «les libres-penseurs du catholicisme », mais en marquant bien . que cette « libre-pensée » comportait encore un reste de foi. (( Car ils n'acceptaient leur tradition religieuse que dans la mesure et dans le sens que leur raison scientifique et leur conscience éclairée pouvaient la consentir 2. » Ce qui indique une manière très libre, à n'en pas douter, de concevoir le catholiciéme, mais tout autant l'intention de ne pas rompre avec lui. « Ni détruire ni reconstruire, mais sauvegarder en renouvelant » : tel fut, d'après un de leurs interprètes, « le but avéré des modernistes de la première heure ^.» « Effort accompli, témoigne de son côté M. Buonaiuti, pour faire revivre les valeurs chrétiennes, en opérant une réAasion des conceptions et des habitudes intellectuelles*.» Une expression de l'encyclique Pascendi résume bien cette psychologie complexe : Ecclesiae... renovatôres ...se jactltant^. On ne « renouvelle » que ce qui en a besoin; mais n'est-il pas clair aussi qu'on ne prend cette peine que pour ce qui paraît le mériter? De ces deux facteurs connexes le modernisme catholique fut le produit.

Mais ce n'est évidemment là qu'un trait de surface. Car bien des croyants se sont dits et se disent encore aujourd'hui modernes. La question est de savoir ce qu'il faut entendre parla, d'un sage progrès qui s'efforce d'adapter au temps présent le dépôt traditionnel ou d'une transformation radicale qui équivaudrait à le liquider. •

Ceux des catholiques qui ont pu excéder sur ce point ne le firent pas tous de la même façon. Déjà le Syllahus condam-

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