‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 238 sur 451 · Ami du clergé, 26 septembre 1907, t. xxix, p · texte numérisé non relu

Ami du clergé, 26 septembre 1907, t. xxix, p

3. Dans le Siècle du 6 juin 1905, reproduit dans La crise du clergé, p. 33-34.

4. Cf. Évêqiies el diocèses, II" série, Paris, 1909; p. 36. La même évaluation était acceptée par l'auteur d'une série d'articles, publiés au mois d'octobre 1907 par le Progrès de Lyon, et réunis aussitôt en brochure. Voir A. Houtin, Hist. du modernisme cath., p. 271.

5. « Le modernisme, écrivait-il, suivant une estimation digne de

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l'avantage que lui conférait la connaissance du milieu : « Je n'en donnerais pas 1 500/'^. » Ce qui n'empêchait pas M. Reinach de maintenir son affirmation ^.

G. Tyrrell allait encore plus loin :

Il y a de bonnes raisons pour croire qu'en estimant à vingt mille le nombre des membres du clergé s'y rattachant [au modernisme ] d'une façon consciente, on serait en dessous de la réalité. Si, au contraire, on considérait comme modernistes ceux qui le sont d'après les termes de l'encyclique Pascendi, on arriverait à un nombre double ^.

Le hluff était à peine moins criant lorsque, sans d'ailleurs risquer de nombre, le Neue Jahrhundert * voulait agréger au modernisme 99 % des laïques en Allemagne, y compris les femmes, ou que P. Sabatier affiliait aux idées nouvelles « presque tout le jeune clergé dans certains diocèses de France et d'Italie» et, dans l'ensemble de l'Église, « peutêtre la moitié ^. » On voit que, dans le recensement de ses troupes, comme G. Clemenceau le disait autrefois de J. Jaurès, l'état-major du modernisme et de ses alliés avait « le chiffre généreux ».

Non seulement ces estimations complaisantes ne reposaient sur aucun fondement, mais,- pour qui a la moindre notion des choses ecclésiastiques, elles apparaissent dénuées de toute vraisemblance. L'informateur dont on se prévalait à la légère a lui-même expliqué le sens et la portée de son témoignage :

Parlant à deux reprises de la force du mouvement qui agitait le clergé, il s'était abstenu, d'employer lé terme de « modernisme », qui lui paraissait peu convenable pour englober des opinions disparates, allant du radicalisme extrême de l'auteur des Lettere jusqu'à l'anodin réformisme des admirateurs de M. Paul

toi, compte au- moins 15 000 adhérents dans le clergé français.» D'où il induisait, on comprend sans peine à quelles fins : « C'est un mouvement irrésistible,- parce qu'il se fonde sur la science catholique.» Orpheus, Paris, 1909, p. 581. ^

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