‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 258 sur 451 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

DÉCRET « LAMENTABILI » 347

ralités, que l'on doit évidemment supposer voulues. C'est donc en fausser le sens que de transformer en désignation d'ouvrages et, à plus forte raison, en jugement de personnes les allusions indirectes qui peuvent tout au plus en ressortir.

Même avec cette rédaction prudeiite, qui ne voulait atteindre que des « erreurs » très générales et visiblement ruineuses de tout christianisme,- le décret ne pouvait-il pas apparaître comme un désaveu infligé à la critique? Les plus éclairés dfr ses commentateurs s'appliquèrent, dès la première heure, à prévenir ou à dissiper cette impression. Ce qui était facile, à condition de « distinguer entre la critique et ses abus, » la réprobation de ceux-ci n'atteignant d'aucune manière l'usage raisonnable de celle-là. En effet, continuait l'auteur de cette distinction, « il est manifeste que le Saint- Office a voulu arrêter des erreurs monstrueuses, qui auraient anéanti toute foi chrétienne et religieuse, et non entraver les recherches scientifiques des catholiques sincères ^. »

A l'appui de son affirmation, E. Portalié signalait la portée symbolique de la proposition 57, libellée en ces termes : « L'Église se montre hostile aux progrès des sciences naturelles et théologiques. » « Cette proposition, observait pareillement le Bulletin de Toulouse ^ n'était pas nécessaire à l'économie doctrinale du décret; à première vue, elle pourrait sembler un hors-d' œuvre. En réalité, elle souligne l'intention du Saint-Siège, qui est, quand il condamne l'erreur, de ne ]ias cesser de croire aux progrès des sciences divines, aussi bien que des sciences humaines, et d'encourager également leur avanzamento. « Rien n'était, en effet, plus facile que de montrer combien le décret laissait de questions pendantes et combien, par conséquent, il appelait le travail scientifique au lieu de l'arrêter ^.

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