Loc. cit., p
3. Sur le terrain central de la christologie, le P. 'Lagrange [Revue hiblique, loc. cit., p. 543), y notait avec satisfaction « la manière dont a été résolu un problème difficile : répudier des erreurs avancées au nom de la critique et de l'histoire, sans porter la moindre atteinte à 1;\ juste liberté de la critique historiqiie. » La même note était donnée pour l'ensemble du décret par Mgr Mignot, Semaine religieuse d'Albi, 28 juillet, et sa communication était reproduite dans Revue du clergé fr., t. u, p. 445-446.
Ce qui pouvait alors sembler optiinisme de commande s'est révélé dans la suite comme l'exacte expression de la vérité. Jamais, sans doute, l'attention ne s'est plus vivement portée que depuis le décret sur les origines du christianisme, le sens, le développement et la valeur de ses dogmes. Désormais la théologie de l'École n'avait plus le droit d'ignorer ces problèmes nouveaux, dont l'acte de Saint- Office consacrait officiellement l'existence, et la critique pouvait prendre d'autant plus librement son essor, qu'elle était fixée sur les limites extrêmes que la tradition catholique interdit de franchir. En même temps qu'il contribuait au redressement des consciences plus ou moins égarées, ce premier acte du magistère arrêtait pour l'avenir les positions de l'Église, par rapport aux problèmes critiques toujours ouverts.