‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 265 sur 451 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

4. Plus d'une fois, surtout chez les profanes, de grosses impropriétés ont été commises sur la nature extérieure du document. Ainsi P. Sabatier, qui lui laisse parfois son titre correct d'encyclique {Les modernistes, p. 66), lui donne assez couramment, tout à côté, le nom

ENCYCLIQUE « PASCENDI » 365

sence d'une encyclique dont tout le monde reconnaissait la. particulière majesté, le* premier mouvement fut de se demander s'il fallait la tenir pour infaillible. Les avis des experts furent partagés. Tandis. que le P. Choupin, appliquant ici, avec une rigide précision, les conditions canoniques requises pour un acte ex cathedra, ne les .trouvait pas réalisées dans l'encyclique, même après le motu proprio « Praestantia » ■'; son' confrère, le P. Vermeersch, soutenait la thèse- exactement contraire ^, que F. Perriot avait déjà vulgarisée dès le premier jour dans les colonnes de l'^mi du clergé ^ et que M. Lebreton, après un rapide exposé du pour et du contre, donnait c^mmé plus conforme aux grandes expériences historiques du passé ^.

A distance, il n'est peut-être pas trop difficile aujourd'hui de voir que, si l'encyclique est, sans conteste, un document d'ordre doctrinal et que le pape Hestine à l'Église entière, elle ne manifeste pas au même degré l'intention de définir une doctrine. 'Il y inanque pour cela, du point de vue juridique, ces énoncés aux traits précis ^t ces condamnations catégoriques qui sont de rigueur. On n'oubliera pas, au demeurant, qu'elle se compose en majeure partie d'une exposition. Que le modernisme conçu de la sorte soit condamnable et condamné, la chose n'est pas douteuse; mais il est non moins certain qu'on perdrait son temps à faire ressortir l'énergie jde la réprobation, tant qu'on n'a pas établi

fautif de te bulle'». On retrouve la même désinvolture à l'égard des espèces canoniques chez M. Goût (L'affaire Tyrrell, p. 202, 214, 218), et dans la Reçue internationale de théologie (1909, t. xvn, p. 197). A la commune décharge des écrivains étrangers à l'Eglise, il faut noter pour mémoire qu'un semblable lapsus avait été déjà commis par un professionnel tel que J. Fontaine, qui parle à plusieurs reprises (Les infiltrations protestantes et l'exégèse du Nouveau Testament, p. 206, 208-209) de la k hxùle Profidentissimus ». Il n'est pas, pour le dire en passant, jusqu'à la constitution Pastor seternus, baptisée a encyclique » par M. Guignebert (Modernisme et tradition catholique, p. 164),qui ne devienne à son tour une « bulle » dans l'Ami du clergé (12 décembre 1907, t. XXIX, p. 1121).

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