Ami du clergé, 26 septembre 1907, t. xxix, p
2. Ch.-A. Briggs, dans Nàrth american review, 1908, t. CLXxxvn, p. 202. ' .
mande ^, le P. Vermeersch sur celle des Pays-Bas ^, tandis que, pour justifier l'acception élargie dont il avait crû pouvoir prendre l'initiative, R. von Kralik exhumait des précédents dans les divers dictionnaires européens^ et que le désir de disculper le Saint-Siège conduisait quelques-uns de ses défenseurs à noter, avec plus ou moins de succès, l'usage antérieur de ce terme litigieux chez les publicistes italiens de la veille*. Les principaux résultats de ces. diverses moissons ont été réunis par A. Hqutin ^ avec l'appoint de ses glanes personnelles. Encore est-il qu'à sa gerbe déjà considérable il n'est pas impossible d'ajouter quelques nouveaux épis.
« Modernisme » et « moderniste » se rattachent à la racine « moderne », d'où il semble qu'ils dussent assez normalement dériver. D'une manière générale pourtant, cette dérivation se révèle plutôt assez tardive. • ' "
Jusqu'à plus ample informé, le premiei- emploi connu dé l'adjectif est fourbi par Luther. A côté des « grécistes » et des « Aoristes » qu'il poursuit de ses sarcasmes, le réformateur mentionne, en effet, les « modernistes » ®. Ses interprètes reconnaissent là une allusion aux nominalistes, qui, de fait, représentaient, à l'égard de la scolastique antérieure, une direction dès lors qualifiée de « moderne ». Oh conçoit que Luther, très hostile à cette école, ait pu accueillir, si même il
. 1. J. Kûbel, Geschichte des kath. Modernismiis (1909), p. 230.