Simples réflexions, p
écrivait le Rév. W. E. Addis-^. Et de même, l'année suivante, un rédacteur anonyme :
On ne peut pas faire un grief sérieux au pape et à ses conseillers de se séparer eux-mêmes et de séparer leurs fidèles de doctrines... qui vont diamétralement contre les positions fondamentales de l'Église 2.
A ce danger l'Église opposa la seule arme dont elle dispose, savoir le plus ferme rappel des principes catholiques. « L'encyclique Pascendi, constate encore M. Loisy, n'est , que l'expression totale, inéluctablement logique, dé l'enseignement reçu dans l'Église, depuis la fin du xni^ siècle ^, » et dont l'essentiel, ajoutons-le, remonte à ses origines. Tous les hommages que les croyants ont rendus à la raison d'être historique et à la portée dogmatique de l'acte pontifical, n'égalent sans doute pas en plénitude celui que contiennent ces lignes amères et détachées, écrites par le plus âpre de ses détracteurs. /
En exposant et condamnant le modernisme, l'encyclique Pascendi s'est inscrite dans l'histoire avec le double mérite de dissiper les équivoques d'une situation particulièrement confuse, et de mettre in tuto les principes constitutifs de la révélation chrétienne, à l'encontre de la plus radicale volatilisation qui les ait peut-être jamais menacés.