‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 272 sur 451 · CINQUIÈME PARTIE RÉACTION DU MODERNISME · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE RÉACTION DU MODERNISME

Autant la crise avait pris-Une forme aiguë, autant on a pu voir que la médication fut énergique. « Traitement rude, héroïque et sauveur », comme l'a écrit L. de Grandmaison ^. Aussi bien allait-il être couronné d'un, prompt succès.

Comment espérer cependant qu'une lièvre aussi intense pût tomber tout d'un coup? Il fallait s'attendre à une réaction. Elle ne manqua pas de se produire, et, tout au moins à en juger par l'extérieur, avec une violence qui suffirait à prouver, s'il en était besoin, la gravité de l'infection. Au premiier abord, l'intervention de l'Église sembla plutôt amener une recrudescence du mal qu'elle était destinée à guérir. Dans tous les pays catholiques, en effet, on vit se constituer des groupes plus ou moins compacts et agités, qui se mettaient en mesure de tenir tête à l'autorité ecclésiastique et, loin de renoncer au modernisme condamné par le pape, affichaient la prétention de s'en faire un drapeau ^.

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