‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 274 sur 451 · N" du 1" octobre, t. ui, p · texte numérisé non relu

N" du 1" octobre, t. ui, p

le sens, toute la portée, toute la sagesse. » En attendant, il tenait à « distinguer avec soin le modernisme de ce que quelques-uns confondraient volontiers avec lui ^. » La juste censure d'un modernisme destructeur ne devait pas détourner de ce qu'on y appelait un peu plus tard « le bon hodiernisme » ^. '

Dans la suite, M. Bricout se prononçait encore contre le « programme des modernistes » italiens ^, puis contre le pamphlet de M. Loisy sur l'encyclique *, tandis que, tout en reconnaissant avoir « accordé une excessive confiance à des prêtres qui en étaient indignes... à une époque où l'on pouvait encore s'y laisser prendre, » il assurait avoir voulu se ranger parmi « les enfants dévoués de l'Église » et prenait parti « pour l'école catholique progressiste ^. »

Un peu plus tard, en « réponse à un défi » de M. Loisy ,^ la revue publiait une série d'articles sur « la \;érité du catholicisme, » dus à la plume de ses plus distingués collaborateurs, et dont l'ensemble dessinait une solide construction apologétique ^'. En même temps, des chroniques très informées, dont nous aurons à nous servir, faisaient connaître les destinées du mouvement novateur dans les autres pays, et la résistance efficace que déployaient à son endroit les troupes de l'Église. Le modernisme n'était plus seulement désavoué : il était directement combattu.

Quelques laïques se montrèrent tout d'abord plus maus-

1. Cette distinction si opportune fit, dans le n° suivant, p. 129-145, l'objet de tout un grand article intitulé : Ce qui n'est pas du modernisme, où l'auteur s'appliquait à marquer le rôle légitime que la condamnation pontificale laisse encore à la critique philosophique et historique bien comprise.

Page 1