‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 276 sur 451 · Larges extraits dans A. Houtin, p. 188t · texte numérisé non relu

Larges extraits dans A. Houtin, p. 188t

véhicule le plus efficace, non pas de leurs solutions, puisqu'elles sont réprouvées, mais de leurs tendances et du succès de leurs pures intentions. » En tout cas, il se portait garant de leur fidélité :

D'un côté, ils ne peuvent que se soumettre, puisqu'ils proclament plus haut que bien d'autres les droits de l'autorité; mais, d'un autre côté, ils trouvent dans leurs doctrines de quoi espérer dans l'avenir une modification des idées de l'autorité, puisque selon eux tout est sans cesse en voie de variation... La révolte ouverte leur est interdite aussi bien par leur doctrine que par celle qui les désavoue.

Cet article valut à G. Fonsegrive d'être aj^pelé « l'avocat des modernistes » ^. Il dénotait, en réalité, une intelligence trop insuffisante de la question pour constituer un péril. Aussi bien personne ne semble s'en être sérieusement ému et il est difficile, aujourd'hui, d'y voir autre chose, que le témoignage, exprimé non sans quelque humeur, d'un optimisme rétrospectif qui s'efforce de survivre à la faillite de ses illusions.

Des tentatives allaient cependant être faites pour constituer quelques noyaux de résistance. Elles prirent la forme de ces publications pseudonymes que l'on a déjà vu se multiplier, dans les derniers temps qui précédèrent l'intervention du Saint-Siège.

A peine peut-on faire une place à « Jehan de Bonnefoy » ^, qui, « sous le voile transparent d'une fiction » où sont mis en scène les catholiques libéraux du milieu lyonnais^, avait

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