Lettre du 12 mars 1908, dans A. Houtin, op. cit., p
de les pi-endre pour lui et de signifier à qui de droit ses récriminations. C'est ainsi que, le 12 mai 1907, il écrivait au cardinal Steinhuber, préfet de r/n.(iea;,,pour se plaindre que le nom de son ami Fr. von Hvigel eût été mêlé à la condamnation du Rinnovamento et, le même jour, au cardinal Merry del Val pour redresser les griefs qu'aurait allégués contre lui l'allocution pontificale du 17 avril. Étant « l'un de ceux qui ont droit de se croire visés » par elle, il se permettait « une liumble rectification, qui, venant de la conscience de l'accusé » dcA'ait faire « appel à la conscience de l'accusateur ^. » ■
A propos du décret porté le 6 juin par la Commission biblique sur le IV^ Évangile, une longue missive était adressée, dès le 12, au même cardinal Merry del Val pour en discuter minutieusement les décisions, et railler avec hauteur le rôle que s'arrogeait la Congrégation par rapport aux problèmes Ecripturaires aujourd'hui posés ^. Quand parut l'encyclique, M. Loisy crut devoir exprimer au Saint-Siège le « sentiment de profonde tristesse « qu'il en avait ressenti et, sans se reconnaître « dans le portrait de ceux qu'on dit être les tenants » du système moderniste, réta.blir l'état exact de ses positions par rapport aux traits qu'irestimait lancés à son adresse^. Dans l'intervalle, le décret Lamentabili n'avait motivé de sa part qu'une algarade insolente à son ancien collègue Mgr Baudrillart (27 juillet) pour le commentaire qu'il en avait donné dans la Croix du 23*. A ceux qui en reçurent la confidence de pareilles démarches ne laissaient pas de doute sur ce qui allait arriver. -
Ces explications privées, où l'auteur déversait les premières impressions de son âme intraitable et meurtrie, n'étaient qu'un avant-goût de celles qu'il destinait dès lors au public ^. En effet, M. Loisy se proposait de soumettre à un «impartial
1. Quelques lettres, p. 81-86. Cf. Choses passées, p. 337-340.