‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 302 sur 451 · A. Houtin, p · texte numérisé non relu

A. Houtin, p

Radical ou modéré, il s'agissait d'attirer à ce mcdernisme une clientèle. Dès publications de circonstance s'efforcèrent d'y pourvoir. « Revues, journaux, libelles, a-t-on pu dire,, ne cessaient de pulluler. Les feuilles qui mouraient renaissaient vite de leurs cendres sous des titres de bataille ^. »

C'est ainsi qu'à Florence les Stiidi religiosi, supprimésdès novembre 1907, furent remplacés « par une revue plus humble et plus discrète, la Vita religiosa..., mais qui n'en fut pas moins condamnée et qui ne vécut que dans trois fascicules ^. » Faute d'organe direct, le modernisme florentin put du moins trouver asile à la Voce, feuille hégélienne,, panthéiste et mystique, substituée par G. Prezzolini et G. Papini au défunt Leonardo. Un Savonarola y naquit et mourut la même année 1908.

A Milan, le Rinnovamento déployait contre l'encyclique une opposition qui paraissait à la Civiltà cattolica- plus acerbe et plus irrespectueuse que celle même du Programma^. Formellement condamné par le cardinal Ferrari, abandonné bientôt, par un de ses principaux patrons, M. Gallarati- Scotti, qui s'inclina devant les censures de l'Eglise, il n'en sut pas moins tenir jusqu'en décembre 1909. Un moment,, il fut question de le ressusciter sous le nom dé Saggi religiosi;, mais ce projet ne se réalisa pas.

De nouvelles recrues venaient à la rescousse. « Au mois dé janvier 1908, parut à Rome une revue bi-mensuelle, Nova et vetera, d'une nuance extrêmement jronoiicée. Elle se prétendait la seule expression authentique du véritable modernisme*.» Le prêtre qui en fut l'âme a. lui-même établi un rapprochement entre l'esprit de ce ■« petit groupe » et celui qui s'exprimait dans lés Lettere di un prête modernista^ « Pour montrer le caractère profondément conscient du premier modernisnie romain, » il a rappelé les textes où l'on se proposait d'appliquer au socialisme moderne les espé-

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