Prot. Monalshefie, 1908, t. xii, p
Tence. Il n'y en a pas davantage chez P. Sàbatier, qui tient que « Pie X l'a accepté des Pères jésuites de Rome, dans le but évident de jeter la défaveur sur des tendances dont il ne comprenait ni la richesse, ni la profondeur » ^. Cette version polémique est passée un peu partout à l'état de Heu commun 2. Moins précis, M. Buonaiuti se contente de rapporter à <( quelques théologiens romains » l'origine de ce « sobriquet méprisant.»^.
En réalité, il n'y a pas de doute que la Curie doit tout d'abord être mise hors de cause. Car le. mot ne figure dans aucun document public avant l'autoinne de 1907. Or il avait déjà très ostensiblement cours en 1906 : soit, en Italie, où M. S. Cavallanti composait dès lors son volume Modernismo e modernisti, dont la préface est datée du 8 décembre 1906 6t qui parut dans les premiers mois de l'année suivante; soit «n Allemagne, où on peut le lire, en août 1906, à propos du mouvement italien, dans des organes protestants d'infornaation religieuse*; soit eh France, où on le relève dans Demain exactement à la même époque^ — il est vrai que la signature G. Melohi semble indiquer un. écrivain de race ou de formation, italienne -^ et sous la plume, très française celle-ci, de P. Sàbatier''.
On notera pourtant, à titre documentaire, que Demain n'imprimait habituellement, les termes de cette famille qu'en les entourant de guillemets ' et que, à la veille pour