‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 34 sur 451 · Le modernisme catholique, p. 28. Cf. p · texte numérisé non relu

Le modernisme catholique, p. 28. Cf. p

4. Chronik der christ. Welt, 30 août 1906, t. xvi, p. 409-410. ■5. Demain, 24 août 1906, p.. 12.

6. Journal de Genève, 9 juillet 1906, dans A- Houtin, p. 137, et, un peu plus tard, Hibbert Journal, janvier 1907, t. v, p. 284. La préface de ces dernières pages est datée du 8 décembre 1906.

Ces faits suffisent à montrer .combien l'auteur est peu autorisé à écrire, dans la suite {Les modernistes, p. 16; cf. p. 2), que Pie X a « baptisé » le modernisme. Médiocre facétie par lui reprise dans L orientation religieuse de la France actuelle, p. 190, avec cette précision qu'il s'agit de « baptême solennel ». A tout le moins conviendrat-on que ce « baptême » avait été précédé de nombreux ondoiements.

7. Voir 3 août 1906, p. 7; 17 mai et 19 juillet 1907, p. 470 et 604.

ainsi dire de l'encyclique, « modernisme » y est encore donné comme une « nouvelle expression » ^. Ce qui prouve que cette terminologie était, à ce momentrlà, bien loin d'être usuelle et surtout que les intéressés tenaient à la laisser au passif de leurs adversaires.

Pour disculper les rédacteurs de la Ciciltà, on a voulu dire que ceux-ci n'auraient fait que l'enregistrer d'après les documents émanés des milieux novateurs ^. L'unique source positivement alléguée a l'appui de cette information est l'autorité de M. Çavallanti, qui, de fait, comme indice di quello stato che noi chiamiamo modernismo, relève un article de M. Buonaiuti, où le , modernisme serait salué comme un complesso rinaseimento idealistico, ...un... ahhandono del positivismo presuntuoso verso nuovi orizzonti di agnosticismo intellectuale e dommatismo morale ^. Mais comment ne pas voir, au premier coup d'œil, que cette description philosophique ne semble guère convenir à notre « modernisme » et que la formule che noi chiamtamo, loin de signifier une citation, se donne, tout au contraire, très nettement comme une transposition de ce système, quel qu'il soit, dans le langage spécial à ses contradicteurs?

En se référant au texte original *, on constate, en effet, que M. Buonaiuti ne parlait pas d'un mouvement chrétien, mais seulement d'un certain « néo-idéalisme », qu'il croyait reconnaître dans la philosophie moderne d'après l'ouvrage de Fouillée : Le mouvement idéaliste et la réaction contre la science positive (Paris, 1905), Ce n'est donc pas chez les modernistes », mais chez leurs ennemis, qu'il faut, jusqu'à nouvel ordre, chercher l'origine du terme en question ^.

A défaut de la Civiltà, d'autres polémistes italiens l'ont employé de bonne heure. Un personnage déjà spécialisé dans ce genre de controverses, M. Umberto Benigni, écrivait dès le début de 1904 :

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