‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 339 sur 451 · lUd., 1908, t. Lv,' p · texte numérisé non relu

lUd., 1908, t. Lv,' p

i..Ibid.i p. 262. *

qu' « il a rejoint le protestantisme \ » Trop éclairé pour admettre ces assimilations sim.plistes, Paul Lobstein n'en surveillait pas moins de près cette « grande et courageuse expérience, » ne craignant pas de signaler aux siens l'oeuvre de G. Tyrrell comme une école salutaire de sens ecclésiastique et de mysticisme chrétien ^. Pour n'avoir rien de désintéressé, ce concours que la Réforme offrait au modernisme ne laisse pas d'être significatif.

Chez les protestants des autres pays, si elle n'était pas toujours aussi ardente, la complaisance ne se montrait pas moins réelle.

En Angleterre, où les coquetteries inter-confessionnelles sont d'usage courant, le Rév. Lilley, qui semble avoir joué outre-Manche, avec plus de gravité doctrinale, le rôle que se donnait cheznous P. Sabatier, et sous les auspices duquel celui-ci avait prononcé à Londres ses trois conférences sur le modernisme, réunissait en volume ''', pour leur donner plus de poids, ses articles antérieurs du Guardian, du Coinmomvealth et autres, où il suivait pas à pas les manifestations successives du mouvement, en les faisant précéder d'une introduction qui prenait les allures d'un véritable panégyrique *. Pour qu'on n'en pût méconnaître la tendance, l'ouvrage était par lui dédié « à son cher ami et compatriote G. Tyrrell, » qui était félicité (p. vu) d'avoir écrit « une page inspirée et inspiratrice dans l'histoire de la

1. L'affaire Tyrrell, p. 440. Voir dans le même sens « Ignotus », Protestantisme et niodernisnie, ibid., 1909, t. lvi, p. 425-433. A l'occasion du volume d'A. Houtin, la direction cédait la parole à P. Dabry pour traduire sa rancœur de la condamnation, du modernisme. Ibid., 1913, t. lx, p. 168-177. A l'entendre, la censure doctrinale eût été « pour là îaçadè ». Car les « quelques écarts incontestables » qu'il devait bien reconnaître étaient largement compensés par les nobles intentions de leurs auteurs (p. 174-175). Les actes du pape ne pouvaient donc être qu'une déclaration de guerre déguisée à toutes les aspirations modernes. .

2. Quelques enseignements du modernisme, dans Reçue de théologie et de philosophie, 1911, t. xuv, p. 264-298 ; tiré à part, Paris, 1911 ; partiellement traduit en anglais dans Hibbert Journal, 1912-1913, t. xi, p. 63-84.

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