‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 341 sur 451 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Malgré le renfort qui lui venait de ces auxiliaires bénévoles, le modernisme, s'il devait subsister dans l'Église, ne le pouvait évidemment que par ses propres moyens. On a vu que ses partisans ne s'abandonnèrent pas dans ces premières heures de la lutte. Encore est-il, pour que sa résistance eût la naoindre chance de se maintenir, qu'il était manifestement indispensable d'en relier l'un à l'autre les divers noyaux. Cette nécessité était trop pressante pour n'être pas comprise. Sans avoir, à vrai dire, été poussée bien loin et surtout pas jusqu'à la création d'une véritable armée, là fédération générale des forces modernistes ne fut jamais aussi avancée que dans cette suprême phase du combat.

En fait d'organisation matérielle, il n'y eut guère, en somme, que des velléités! De cette intention cependant on. vit naître alors, quelques essais pratiques, aussi timides qu'impuissants, en vue de concerter une action commune. Les premiers suivirent l'apparition du décret Lamentahili.

Un grand mystère a toujours plané et plane encore sur l'assemblée moderniste de Molveno. L'histoire n'en peut rien savoir en dehors des rares confidences faites au public par quelques-uns de ceux qui en furent les membres. « En septembre 1907 ^, a écrit laconiquement P. Sabatier, un certain nombre de prêtres, et de laïques qui ont, à des titres divers, exercé une influence sur le nibuvement des idées . dans le catholicisme, se rencontrèrent dans lès Alpes

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