T. VI, 1907-1908, p
6. Voir 1907, t. m, p. 257-265 ; t. iv, p. 3-13, 129-141, 328-336, 385-404.
7. Cette étude, publiée dès l'époque en brochure', est reproduite dans Dict. àpoL, art. Modernisme, t. ni, col. 592-637. .
8. D'où sa petite plaquette éditée'sous le titre de Christologie, Paris,
EUTTE CONTRE LE MODERNISME DOCTRIÎVAL 473
considérables parurent coup sur 'coup en langue allemande par les soins- des D'^ Fr. Heiner et A. Michelitsch \ Ce dernier, parce que postérieur de quelques mois, eut même le temps de s'enrichir, sous le même titre, de quelques pages sur l'encyclique. L'un et l'-autre sentent d'ailleurs la hâte et sont fautifs sur bien des points. Il n'est pas jusques au collège espagnol de Saint- Joseph à Rome qui n'ait fait imprimer un Ensayo de comentario al décréta «.Lamentabili^^, en deux énormes volumes (Rome, 1908), dus à la collaboration de- ses meilleurs étudiants ; mais, bien qu'honoré d'une lettre de Pie X, l'ouvrage ne fut pas mis dans le commerce. L'université de Fribourg (Suisse) couronna une thèse, qui fut la première et peut-être la dernière des monographies, consacrées à l'importante question de l'autorité canonique du décret ^. - '
En raison de son caractère synthétique, l'encyclique Pascendi rendait moins facile un commentaire littéral. Mais les théologiens y trouvaient d'autant plus ample matière à des . explications propres à éclaircir, au double regard de la doctrine et de l'histoire, un système notoirement difficile et peu familier au moyen public. -
Désireux d'en mettre la substance à la portée des simples, J.-B, Lemius eut l'inspiration de la débiter par questions" et réponses pour en tirer un Catéchisme sur le modernisme (Paris, 1907) ^. Inversement, c'est aux prêtres et aux laïques instruits que se destinait l'article de M. Lebreton : U encyclique et la théologie moderniste *. Ces pages érudites, substantielles et modérées, comptent parmi les meilleures qui aient été écrites chez nous sur les origines du modernisme, et la profondeur de son opposition à la foi catholique. Fidèle à ses positions antérieures, le Bulletin de Toulouse disait
1^ Fr. Heiner, Der neue Syllabus Pius X., Mayence, 1907; A. Michelitsch, Der néiie Syllabus, Graz et Vienne, 1908. Le premier connut une seconde édition, qui eut les honneurs d'une traduction italienne {Rome, 190&) par le prélat G. Straniero.