N" du 1« octobre 1908, p
4. Par exemple. St. Harent, Expérience et foi. A propos de la récente encyclique, 1907, t. cxra, p. 221-250, et 1908, t. cxv, p. 20-51, 164-193; M. de la Taille, Sur l'encyclique aPascendi,» t. cxin, p. 645-699 ;X. Moisant. Qu'est-ce que le modernisme? 1908, t. cxv, p. 289-308, 463-484; L. Roure, Scolastiques et modernistes, 1908, t. cxiv, p. 289-307, 767- 789, et t. cxvni, 1909, p. 625-645.
5. J. Baylac, Le modernisme et ses origines philosophiques, dans Revue
d'ailleurs parfois des querelles de famille, témoin les controverses engagées à ce propos autour de Scot ^.
Nos Facultés catholiques tinrent, comme il convenait, une place honorable dans cette controverse ^. Il faut mettre au premier rang pour l'importance le volume collectif, qui réunit les conférences données au public lyonnais par MM. J. Bourchany, L. PérieretJ.Tixeront^. L'Institut catholique de Paris assurait également à sa clientèle, pendant Ihiver de 1908-1909, deux séries parallèles dé conférences : l'une où l'ancien jésuite B. Gaudeau dénonçait « les erreurs du modernisme * »; l'autre où le P. A. Gardeil s'appliquait à résoudre du point de vue catholique, les grandes questions de théologie fondamentale que le modernismie avait soulevées ^.
Plus et mieux qu'une simple discussion, ce dernier travail marquait déjà un essai positif de construction pour appliquer aux difficultés du jour les principes traditionnels de la doctrine catholique. D'autres suivirent dans cette voie. Il n'était pas, en effet, de meilleure réponse au modernisme que de reprendre dans l'esprit de l'Église les problèmes par lui posés, mais si désastreusement résolus.
C'est pour inviter à cette œuvre urgente que Mgr Mignot tirait alors de ses articles antérieurs, la matière de deux
. prat. d'apol., 1908, t. \x, p. 481-500; J. Bourdeau, Pragmatisme et modernisme, Paris, 1908; Ch. de Lestang. Modernisme, science et démonstration, Limoges, 1908; A. Leclère, Pragmatisme, modernisme, protestantisme, Paris, 1909; J. de Tonquédec, La notion de vérité dans la philosophie nouvelle, Paris, 1908; E. Thamiry, Les deux aspects de l'immanence et le problème religieux, Paris, 1908; plus tard encore, .la longue étude du P. Qazes sur La philosophie moderniste, qui s'étendit dans la Reçue thomiste au cours des années 1910-1912, et le volume polémique du P. de Tonquédec : Immanence, Paris, 1912.
1. Voir Fr. Raymond, Duns Scot et le modernisme, dans Études franciscaines, janvier-février 1913, et la discussion qui s'ensuivit avec le P. T. Richard, dans Revue thomiste, 1913, t. xxi, p. 207-210, 432-438.
2. État détaillé de leurs principales publications, en réponse aux insinuations de l'Action Française, dans Bulletin de liti. eccl., novembre 1910, p. 452-455.