‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 37 sur 451 · Texte dans Civiltà cattolica, 1906, t. ra, p · texte numérisé non relu

Texte dans Civiltà cattolica, 1906, t. ra, p

dans les habitudes de la Civiltà. Elle parlait plutôt jusque-là, pour qualifier le mouvement novateur, de riformismo religioso et de scuola riformista '^. Après la lettre pontificale, elle commence à connaître des modernisti, qu'elle définit elle-même, pour raccorder cette expression à son vocabulaire habituel, modernisti o riformisti ^. Cependant, l'année suivante, elle écrivait encore : ... quelV errore funestissimo ■che dicesi modernismo o meglto riforTnisrho ^. Preuve que le vocable nouveau n'était pas encore bien accrédité.

Ces précisions et rectifications n'auraient du reste pas beaucoup d'intérêt sans l'abus que les calomniateurs de l'Église ont fait sur ce. point des « à peu près m tendancieux.

Jusqu'ici donc tout porterait à dire que l'apparition du terme « modernisme », au sens religieux qui devait être bientôt sanctionné par l'Église, est à chercher dans les milieux italiens, au cours des années 1904-1905. Cette solution, qui résulte, sans y être expressément formulée, du dossier réuni par A. Hbutin, était déjà celle qu'admettaient, avec plus ou moins de rigueur, divers historiens avant lui *. Néanmoins la Conclusion serait excessive, sinon tout à fait inexacte. Car il en existe des attestations bien plus anciennes. .

•On le rencontre, en Allemagne, au tournant du dernier siècle. Une fois en passant, dès 1899, le P. Weiss donnait au réformisme allemand le nom de « modernisme » ^ et 1 auteur, en rééditant ces pages après plus de dix ans, ne se privait pas de souligner le caractère divinatoire de son

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