‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 38 sur 451 · Ihid., 1906, t. IV,' p · texte numérisé non relu

Ihid., 1906, t. IV,' p

. 3. Ihid., 1907, t. II, p. 312. .

4. « [Praesens usus] in Italia circa annum 1905 ortus videtur », écrivait le P. Vermeersch, foc. cjï., auquel se rallie A. Gisler, op. cit., p. 664. Egalement d'après le P. Gazes, Revue thomiste, 1909, t. xvii, p. 217, ce ■terme « npus est venu d'Italie ». . •

^■Theol-praklische.Quarlalschrift, 1900, t. Lm, p. 9 et 10. L'auteur-a îprecisé, dans la suite, que cet article était écrit dès l'été de 1899.

expression ^. Toutefois la portée de cette prophétie est un peu réduite par le fait que le « modernisme » est ici rapproché, jusqu'à paraître se confondre presque avec elle, de la tendance à subordonner la religion aux fins utilitaires de la politique et au culte des profits immédiats ^. On ne peut pas ne pas remarquer, au surplus, que ce langage n'a pas. fait école et que, dans la suite, son initiateur lui-même ne s'y tient pas rigoureusement, puisque ce même terme j. comme on l'a vu ^, est aussi appliqué au mouvement laïcisateur et anti-chrétien dé toute la pensée moderne en général. Le moins qu'on puisse dire, c'est donc que cette anticipation reste passagère et ne va pas sans quelque flottement.

Chez nous, une semblable création vint de la controverse américaniste, et cett« circonstance valut à nos publicistes « anti-modernes » d'aboutir à des résultats d'ordre plus purement doctrinal. «Malgré ces condamnations et l'évidente futilité du système, écrivait, en 1901, M. Ch. Maignen, les partisans de V Américanisme et du Modernisme sous toutes leurs formes — c'est chaque, fois l'auteur qui souligne — n'ont pas cessé de reprendre la thèse de M. Fonsegrive *. » Peu importe pour le moment le contenu de la « thèse »• en question : il suffit pour l'objet de notre recherche qu'elle ait paru se rattacher à une doctrine, et que cette doctrine ait reçu d'emblée le nom de « modernisme ».

Or il est curieux de voir que le même courant d'idées avait déjà provoqué, près de trois ans plus tôt, le même rapprochement verbal. Après avoir noté une certaine « modernité » dans « la manière qu'ont les Américains d'entendre la pratique du zèle », l'Ami du clergé caractérisait ainsi qu'il suit une lettre de Mgr Ireland relative au

1. A.-M. Weiss, Lebens- und Gevcissensfragen, t. i, p. 44. Cf. p. 46. L'auteur avoue du reste [ibid., p. 566) que ce terme ne s'est répandu que« vers la fin de 1905 ». Ce serait, à son dire, le « fruit mûr » de la tendance désignée jusque-là sous l'étrange nom de « la moderne ».

2. Chaque fois, l'auteur résume son impression dans la trinité polémique : Modernismus, Politisieren, Utilitarismus.

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