‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 375 sur 451 · N» du i" septembre, p · texte numérisé non relu

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à prononcer le mot qui chasserait les dernières ombres. Ni ce «, mot » ni ce geste ne devaient jamais venir.

Aussitôt ces pages du recteur de Paris furent reproduites dans la Revue du clergé français, qui déclarait, a à quelques légères restrictions près », se rallier à « ce jugement ». Le principal élément en était ainsi résumé : « N'était la parole de M. Turmel, on serait très porté à croire que, s'il n'est pas Herzog-Dupin, il le connaît vraisemblablement ^. » Mais déjà la page suivante marquait un pas de plus. « Si, avait conclu E. Portalié ^, en face de tant de preuves qui l'accusent, M. Turmel continue à se retrancher dans le silence ou dans des déclarations qui n'éclaircissent rien, qu'il ne s'y trompe pas, cette attitude sera prise pour un aveu. » Or ■cette mise en demeure provoquait tout justç ce commentaire qui était à peine un palliatif : « Du moins, beaucoup de lecteurs, assez indécis,... en garderont une réelle suspicion à son endroit. » Aussi M. Bricout d'annoncer qu'il « laisserait désormais à M. Turmel le soin de se défendre. » « Tout le clergé, poursuivait-il, serait heureux de constater que nous avons eu raison de nous fier à sa parole. » Conditionnel derrière lequel il faut évidemment lire l'angoisse du doute; le cas était devenu tellement difficile que la défense ellemême croyait devoir renoncer.

Une semblable conviction se faisait jour dans la presse étrangère^. Personne ne se prononça d'une manière plus explicite et plus déterminée que le D' H. Schrôrs, professeur à Bonn.

Ces derniers mois, ceux qui ont suivi les journaux et les revues catholiques de France ont été témoins d'un spectacle sans précédent dans l'histoire ecclésiastique 'récente, remonterait-on même cent ans et plus en arrière. C'était une véritable exécution, l'exécution littéraire et ecclésiastique d'un théologien qui est ■dévenu son propre plagiaire et qui, avec les mêmes matériaux

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