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Cahiers contem forains, n

de race, l'ancien jésuite Emmanuel Barbier, outre plusieurs brochures polémiques sur « les idées », « les erreurs » et « la décadence » du Sillon, publiait successivement deux ouvrages de portée plus générale : Le progrès du libéralisme catholique en France sous le pape Léon XIII ^, puis Les démocrates chrétiens et le modernisme ^, dont le titre marquait suffisamment l'intention de donner à de vieilles querelles une couleur d'actualité. Plus doctoral, j. Fontaine consonunait son œuvre polémique par deux puissants in-8° : d'abord Le modernisme sociologique (1909), où l'on avait la surprise de rencontrer, avec les griefs de l'auteur contre lés Semaines sociales et « l'esprit pseudo-démocratique » dont elles s'inspirent, ses réflexions sur l'affaire Herzog-Dupin et les derniers livres de M. Loisy; pms Le modernisme social {1911), dont le Sillon fournissait les matériaux, mais qui se terminait par le commentaire, assez imprévu à cette place, des six premières propositions du décret Lamentabili ^. Il ne restait plus à l'auteur qu'à couronner' son œuvre en dressant La synthèse du modernisme (1912), qui est surtout une analyse de ses ou\Tages antérieurs. Dans la suite, un nouvel élargissement rendit le modernisme synonyme, sous sa plume, de cette « laïcité » agressive qui est la tare des États modernes*.

Ce genre de polémiques n'était pas propre à la France. En Allemagne également, il fut parfois question de « modernisme politico-social » à propos des controverses engagées sur la confessionnalité des œuvres ouvrières ^, et l'indépendance affichée par le Centre fut donnée comme un signe de « modernisme politique » ^.

Sur ces entrefaites. Pie X prononçait la condamnation du Sillon (25 août 1910). Il n'en fallut pas davantage pour

1. a Histoire documentaire » en deux énormes volumes, Paris, 1907, qui eut bientôt les honneurs de l'Index (25 mai 1908).

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