‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 382 sur 451 · Ibid., 1912, 1. IV, p. 329; 1914, t. vi, p · texte numérisé non relu

Ibid., 1912, 1. IV, p. 329; 1914, t. vi, p

donner consistance au « modernisme sociologique ». Dès le mois de mars, la Reçue moderniste internationale avait cru pouvoir donner à la future encyclique ce titre à la mode^^; et cette désignation est encore retenue par divers auteurs ^, de même que celle de « modernisme social » ^, bien que le pape ne s'en fût pas servi. C'est depuis lors surtout que ce qualificatif est passé dans le vocabulaire usuel de Y Action Française, dont les rédacteurs aimaient l'infliger à leurs adversaires, jusqu'au jour où ils devaient eux-mêmes se mettre dans le cas de le mériter *.

Avec moins de succès, le P. Weiss s'appliquait à réaliser, outre-Rhin,- une semblable extension' du modernisme dans l'ordre spéculatif, de manière à comprendre sous ce nom la somme de toutes les erreurs modernes, en politique aussi bien qu'en philosophie ^. Plus pratique, l'évêque de Genève- Lausanne, dans son mandement pour le carême de 1910, se contentait d'ajouter au « modernisme doctrinal » le « modernisme d'action », qui tend à séculariser la vie religieuse et morale des fidèles au détriment du surnaturel.

Tandis que la France créait le modernisme sociologique et ses variétés, l'Allemagne donnait le jour au modernisme littéraire.

Ce terme y est né au cours des polémiques violentes qui mirent aux prises, surtout vers les années 1908-1909, l'équipe

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