‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 395 sur 451 · Selected lelters, p · texte numérisé non relu

Selected lelters, p

En suite de quoi Miss Petre fut privée des sacrements dans son diocèse/ mais sans qu'il y ait eu contre elle de sentence publique. L'acte de foi en l'avenir du modernisme exprimé par elle peu après ^ et, plus tard encore, le petit livre écrit à la louange de ses défenseurs catholiques ^ prouvent que cette censure n'a rien changé à ses sentiments.

Chez nous, une lettre fut communiquée à la presse, datée de Paris, octobre 1910, et qui était censée provenir d'un groupe de « prêtres modernistes français » ^. Les rédacteurs anonymes s'adressaient aux évêques pour flétrir cette nouvelle oppression des consciences, et s'élever contre la prétention d'exiger une soumission absolue à un serment qui mêlait « aux dogmes révélés des opinions purement humaines.» Ils le prêteraient cependant pour ne pas sortir de l'Église, mais seulement par manière de geste extérieur. « Réservant leur adhésion intérieure, complète et absolue... pour ce qui constitue l'essentiel de la foi, ils se contentent pour le reste de se renfermer, autant qu'il leur sera possible, dans un silence respectueux. »

Quelle était l'origine de ce document? A cet égard, son anonymat autorisait toutes les suspicions. Sauf une véhémente réfutation de Mgr Laurans, évêque de Cahors*, il n'eut guère de retentissement que dans la presse de gauche, toujours attentive à fomenter les scandales. A supposer que les auteurs en fussent vraiment des ecclésiastiques • — ce qui est fort douteux — l'attitude qu'ils préconisaient était un aveu d'impuissance et dissimulait un geste de capitulation.

« En Italie,, [les] Battaglie d'oggi de Naples, la Democrazia de Pérouse, la Libéria de Fermo, . Il Lavoro de Gênes, le Commenta publièrent des lettres qui enlevaient au serment toute son importance, en justifiant ceux qui le prêteraient du reproche de parjure, d'insincérité, de faiblesse et de

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