‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 402 sur 451 · Acta AposU Sedis, 1916, t. vm, p · texte numérisé non relu

Acta AposU Sedis, 1916, t. vm, p

4. Son Apologia del cattolicisma [Rome, 1925) connaissait même une traduction française (Paris, 1926).

cessairement attirer sur lui les censures de l'Église. Elles frappèrent d'abord ses cours (18 juillet 1917 et 14 décem- -bre 1918), puis bieiitôt sa personne même. Déclaré suspens a divinis le 14 janvier 1921 — peine renouvelée à la date du 28 mars 1924, avec interdiction d'écrire et d'enseigner — il était privé du droit de porter l'habit ecclésiastique, le 30 janvier 1925, et finalement, le 25 janvier 1926, frappé d'excommunication majeure, chacune de ces sanctions comportant la condamnation des écrits publiés dans l'intervalle.

L'auteur, qui s'était soumis aux premières sentences et avait obtenu par là d'être relevé des peines eiicourues, refusa de s'incliner devant la dernière "^ et fonda un nouveau périodique, les Ricerche religiose (février 1926), qui devait lui servir de tribune. C'est dans ces conditions qu'il vient de publier un panégyrique ampoulé à la gloire du modernisme d'hier, que termine un hymne d'espoir en ses destinées futures, l'un et l'autre largement farcis d'invectives à l'adresse de l'Église qui le condamna ^. Témoignage précieux sur les positions et prétentions du modernisme d'il y a vingt ans; mais qui donc aujourd'hui prête l'oreille à ces appels d'un revenant qui n'a rien appris ni rien oublié?

Quoi qu'il en soit de ces soubresauts sporadiques et impuissants, il est clair au delà de toute évidence que l'ensemble de l'opinion catholique se montre inattentive aujourd'hui, non seulement aux subtiles sollicitations des docteurs modernistes, mais aux préoccupations intellectuelles dont leur effort était iss.u. Du m.odernisme il ne subsiste guère, au, regard de l'observateur, que le souvenir plus ou moins obscurci d'une vague crise doctrinale depuis longtemps conjurée. Seuls, les documents ecclésiastiques auxquels elle donna naissance, en lui assurant une place dans les cadres de l'enseignement, la viennent rappeler à la pensée distraite des nouvelles générations.

Après les censures de Pie X qui rompirent le charme et découvrirent le danger, ce résultat est dû pour une bonne

1. Cette révolte lui valut d'être présenté à l'admiration du public anglais, pour la « sincérité de son. catholicisme, » par R. Murri, dans Hiôôert Journal 1926, t. XXIV, :p. 660-673.

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