‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 408 sur 451 · Voir M.-p;. Petre, Afoder/ijsm, p · texte numérisé non relu

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du' christianisme ou un- expédient pour masquer le fait accompli"^.

On a cherché des causes accessoires à cette faiblesse du mouvement moderniste. D'aucuns ont invoqué l'abus de l'anonymat 2. Bien chétive explication, dès là que les personnalités dirigeantes étaient parfaitement connues. Plus souvent, on allègue le manque d'organisation entre ses membres. Et ceci vaut tout au plus ad hominem contre les adversaires simphstes qui ont cru ou feint de croire à l'existence d'un complot. Car, en réalité, l'isolement des "modernistes fut loin d'être aussi complet qu'on l'assuré : il n'est, au contraire, pas douteux que, par suite d'afSmtés intellectuelles ou de relations sociales, des groupes nationaux aux cadres assez stricts ne se soient constitués, entre lesquels, par dessus les frontières, tendaient à se nouer les liens d'une commune sympathie et souvent d'un concours effectif^. Dans bien des cas, il apparaît même, à mesure que surgissent les documents intimes, que ce qui pouvait sembler harmonie préétablie se résout en influences positives. Si les modernisme s'est effondré, ce n'es,t pas que ses principaux animateurs n'aient pris les moyens de se soutenir et certainement réussi, tout au moins sur le tard, à décupler les efforts de chacun par la solidarité de tous. .

Non content de ces considérations extrinsèques, M. Loisy touche davantage le fond du problème, quand il écrit du modernisme : « Avec moins de raison et plus d'enthousiasme religieux, il eût . été plus fort ^. » Et ceci est éminenmient vrai de son^'œuvre personnelle, dont la sécheresse critique

1. « Position de pure transition » et^ un peu plus bas, <t compromis », a noté L. de Grandmaison [Études, 1927, t. cxcn, p. 494-495) « entre un rationalisme absolu, qui ne s'avoue paSj et des éléments de tradition chrétienne authentiques d, tout juste capable, au total, de « tromper, pour un temps, le besoin religieux qm survit, chez certains hommes, à la ruine totale de leur convictions ».

2. Major, op. cit., "p. 21. Cf. Jordan, ' Modernism in Italy,

• 3. A peine peut-on davantage retenir, avec A. Houtin {p. 395), le défaut a d'auxiliaires et de soutiens dévoués et fidèles », l'absence du <t trésor de guerre » un moment projeté, mais sans préjudice pour des causes 'plus profondes.

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