CHAPITRE II
« Au fur et à mesure que le conflit entre les conceptions scientifiques du monde et les croyances traditionnelles est devenu plus apparent, le désir de l'adaptation s'est répandu parmi les fidèles de toutes les théologies et de toutes les religions ^. » Et quand cette « adaptation » tournait à la volatilisation totale, par réminiscence de la crise catholique, on a pu parler de modernisme ^. Mais, outre qu'il faut se tenir en garde contre les assimilations prématurées, ces désignations ne sauraient tout au plus avoir, dans l'espèce, qu'une valeur d'analogie.
Bien autrement suggestif est le cas des Églises, à la fois si voisines et si différentes de la nôtre, qui se réclament de la tradition chrétienne et assument la charge de la défendre devant le monde moderne. Or, son esprit conservateur n'a déjà point préservé l'Orient de toute défaillance à cet égard.