M. de la Taille, dans Études, 1907, t. cxra, p
ment indispensable par la mainmise protestante sur les instruments de travail scientifique, avec ces auteurs et leurs pareils; c'est dans la lecture des écrivains profanes : historiens de la religion et historiens tout court, naturalistes, littérateurs même, portés par les grands courants de la pensée moderne, sentimentalistes, monistes déclarés ou hésitants, évolutionnistes, agnostiques, savants férus des méthodes employées avec succès dans l'étude des êtres vivants; c'est dans l'impuissance à concilier ces notions et ces hypothèses avec la valeur absolue du dogme chrétien qu'il faut chercher le virus propre de la fièvre moderniste ^.
Il reste que le théologien peut trouver dans le protestan- tisme libéral des éléments propres à faire comprendre, par comparaison, les doctrines plus estompées du modernisme catholique ^ et que l'historien est en droit d'y voir, sinon un facteur direct, du moins une sorte de prototype, qui donne l'idée concrète de ce qu'aurait pu devenir dans l'Église la •crise inoderniste, si elle y avait rencontré un magistère aussi impuissant.
1. L. de Grandmaison, dans Recherches de science religieuse, 1919, t. X, p. 401-402.
2. Ainsi procède M. Lebreton, L'encyclique et la théologie moderniste, ;p. 4-7..