‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 65 sur 451 · Cf. Th. Engert, Der deutsche Modernismus, p · texte numérisé non relu

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étouffées dans le concert qui prêchait la confiance. Au total, l'atmosphère restait paisible et le vent soufflait au progrès, au risque de favoriser, avec les plus légitimes élans, de funestes imprudences ou de redoutables illusions ■'•.

S'il est vrai, comme on Ta dit, qu' « il n'existe pour chaque chose qu'un moment dans les affaires humaines », pour l'apparition d'une crise doctrinale au sein de l'Église ce crépuscule du xix^ siècle. était sans nul doute un « moment » prédestiné.

1. Voir M. de la Taille, dans Études^, 1907, t. cxra, p. 645.

Plus tard, les docteurs de- l'anti-modernisme n'ont pas craint de mettre en cause la responsabilité du pape. C'est ainsi qu'Em. Barbier accuse une « impossibiliité pratique de dégager les directions et vues politiques de Léon XIII de l'intolérable et scandaleux abus qu'on en faisait dans l'ordre doctrinal et religieux ». Le progrès du libéralisme catholique, t. ii, p. 302. Un peu plus haut {ibid., p. 297) l'auteur rapportait ces lignes de J. Fontaine, parues dans la Science catholique de novembre 1903 : « Jamais pape n'a, plus que Léon XIII, accumulé les encycliques et. les documents de toute nature sur les questions bibliques, philosophiques et théologiques. Et cependant lequel de ses prédécesseurs a laissé l'Eglise de France dans une confusion doctrinale et une anarchie^ intellectuelle égale à la nôtre ? » On est plus surpris de lire sous la plume de L. de Grandmaison, Études, 1923; t. clxxvi, p. 656 :•« A ces directions et enseignements la sanction qui' les eût imposés fit parfois défaut. Dans les mains défaillantes du vieux pontife, les rênes, sur la fin, flottaient un peu. »

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