Th. Delmont, op. cit., p. 66. • i
cier ^ : « Lies idées génératrices des doctrines modernistes sont nées et ont germé sur la terre protestante d'Allemagne », sans toujours suffisamment noter que l'auteur ne vise expressément par là que le protestantisme ^.
Or, dans leur lettre collective d'adhésion à l'encyclique Pascendi,\es évêques allemands ont pu se féliciter que les erreurs modernistes fussent à peu près inconnues dans leur pays. La même appréciation a été formulée par divers publicistes. « On se trompe, en France, déclarait le D' Erzberger^, en pensant qu'il y a beaucoup de modernistes en Allemagne. De tous nos théologiens connus, il n'en existe pas un seul pouvant compter au nombre des « rhodernistes J) comme l'entend l'encyclique. » « Nous n'avons pas en Allemagne de modernisme proprement dit, » assurait de son côté le juriste Chr. Meurer *. Les théologiens ne mettaient, dans leurs dénégations, guère plus de nuances. « On est presque unanime à reconnaître, écrivait le D' Mausbach, qu'il se trouve en Allemagne à peine quelques traces du modernisme condamné par Pie X ^, »
Et comme il n'y a pas de milieu, de ce modernisme inexistant en Allemagne les mêmes témoins attribuent la paternité à notre pays. D'après Erzberger, « les centres du mouvement moderniste sont l'Italie, l'Angleterre et surtout la
i. Th. Delmont, op. cit., p. 29.
2. Voir de même Neue Jahrhundert, 1912, t. iv, p. 596, où le m.odernisme est pareillement donné comme « un produit germanique », et Spectator novus, dans Siiddeutsche Monatshefie, t. v b, 1908, p. 56, qui place outre-Rhin «"la citadelle, le foyer et le point de départ de tout le système moderniste. » Cf. p. 59 et 61. Cç qui ne donne évidemment aucun droit d'englober dans ce jugement les catholiques d'Allemagne.
3. Interview donnée au Matin, 29 décembre 1907, rapportée dans Th. Delmont, p. 68. ^