Dans Int. Wochensckrift, 1908, t. n, col
5. Ibid., col. 195. Témoignage que l'auteur renouvelait devant le congrès de Dusseldorf. A. Houtin, p. 224. Voir de même Fr.-X. Kiefl,. dans Hochland, 1907-1908,. t. i, p. . 458 ; H.-J, Cladder, S. J., dans Slimmen aies Maria Laach, 1908, t. lxxiv, p. 16.
Des protestants exprimaient la même conviction. « Il n'y a pas en Allemagne de modernisme dogmatique », disait Ern. Trôltsch, dans Int. Wochenschrift, 1908, col. 23. Cf. J. Kûbel, dans Neue kirchUche Zeitschrijt, 1908, t. xix, p. 137.
France ». « Erreurs françaises », prononce à son tour l'exégète luthérien H. Holtzmann ^. Un peu plus discrètement, M. Mausbacli localise le mal « dans les pays romanistes ».
Les partisans les plus déterminés du modernisme allemand, qui auraient tout intérêt à se chercher des ancêtres nationaux, n'en trouvent qu'à l'étranger. « Son berceau, d'après M. Engert, devait être la France et l'Angleterre ^. » Ou. du moins, précise M. Schnitzer, ses manifestations en terre germanique sont bien chétives à côté des autres : « Le mouvement moderniste en Allemagne est loin, honteusement loin, de ce qu'il est en France, en Italie et en Angleterre ^. » Aveux d'autant plus importants que ces divers auteurs font plutôt à la science catholique de leur pays un grief de sa timidité K
En. effet, l'Église d'Allemagne est pour ainsi dire perpétuellement tenue en éveil par le voisinage du protestantisme. Ce qui invite ses défenseurs, sous peine de capitulation devant l'ennemi, à maintenir ferme ses principes constitutifs et donne à ses plus solides travaux une allure notoirement conservatrice ^. D'autre part, à défaut d'impulsions créatrices, la généralisation de l'enseignement universitaire y assure une initiation plus universelle aux problèmes spéculatifs, une honorable continuité dans le travail scientifique sous toutes ses formes, qui est, sans nul doute, le meilleur préservatif contre les engouements précipités. A quoi il faut ajouter la forte discipline de Centre, qui tend les énergies