‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 69 sur 451 · Der deutsche ^Modernismus, p · texte numérisé non relu

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3. Dans Neiie Jahrhundert, t. i, 1909, p. 136. Voir encore Spectator novus, loc. cit., p. 73, qui conclut en ces termes son analyse de la situation en Allemagne : « Tout cela montre que lé modernisme n'y fut que faiblement représenté. » Cf. p. 77-78.

4. Il est vrai que le même M. Schnitzer, décrivant quelques années plus tard la genèse du modernisme ( Der kath. Modernismus, p. 26-43 et 72-75), y fait une assez belle place aux initiatives de l'Allemagne. Mais il ne peut le faire qu'en donnant à ce terme la signification abusive de <t libéralisme religieux et théologique ». Ce qui lui perm.et d'attirer dans son orbite toutes sortes d'éléments hétérogènes.

5. Après Th. Engert (p. 9), J. Schnitzer (p. 119-12^) proclame, non sans quelque exagération d'ailleurs, l'infériorité de la science allemande. Cf. Spectator novus, loc. cit., p. 60-62, 64-66.

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vers une œuvre politique jugée par tous primordiale et, de ce chef, prévient ou réprime aisément les écarts du- sens individuel. Ces causes réunies ont contribué à mettre l'Allemagne catholique à l'abri des violents orages qui se sont déchaînés ailleurs.

Inversement, elle avait son microbe indigène dans un esprit nettement particulariste, fait tout à la fois d'un sens légitime de la liberté et d'un nationalisme jaloux, l'un et l'autre mis au service d'une volonté résolue de progrès et d'une égale confiance dans sa valeur pour le réaliser, mais qui avait pour conséquence une antipathie profonde envers ce que ses représentants de tous ordres continuent toujours à dénommer l'ultramontanisme. Les sentiments qui ont poussé DôUinger et tant d'autres •à la rébellion contre le concile du Vatican leur ont survécu, bien qu'à un degré moindre, et n'ont jamais cessé d'agir dans le même sens. Tandis que le « vieux-catholicisme » fut l'idéal de la génération précédente, celle-ci professe volontiers, suivant un mot intraduisible qui est devenu comme une sorte de programme, un « catholicisme réformiste » {Eeformkatholizismus). Naturellement, le corps universitaire, par les fonctions qu'il exerce et ses prétentions à une sorte de haute magistrature spirituelle qui en sont normalement la suite, devait plus que tout autre s'ouvrir à cette tendance et formait un milieu propre à la développer.

Deux prêtres de premier plan furent, à la fin du xix'* siècle, l'incarnation de cet esprit. Fr.^X. Kraus (1840-1901J, professeur à Fribourg, historien distingué de l'Église et de l'art chrétien ^, passa'les dernières années de sa vie à dénoncer r « ultramontanisme » sous toutes ses formes ^. Il tendait à substituer^, au catholicisme extérieur et politique d'aujour-

i. Voir sur lui, pour la note bienveillante, P. Godet, dans Rewue du clergé jr., 1902, t. xxxn, p. 610-626, et t. xxxiii, p. 43-56, et, dans le ton sévère, A. Kannengieser, L'envers d'un. sai>ant catholique d'Allemagne, dans Quinzaine, 1902, t. xi.vi, p. 433-458.

2. Ce fut l'objet d'une série de lettres, signées Spectator, qui paru- J-ent dans l'Allgemeine Zeitung du l^r juillet 1895 au 2 juin 1899, et se continuèrent quelque temps encore squs. d'autres pseudonymes : Gérontius, Xénos.

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