Voir A. Gisler, p
principe de progrès ^, où, en regard surtout des objections protestantes, il affirmait vivement la nécessité pour l'Église de s'associer au progrès sous toutes ses formes et, dans cette vue, réclamait pour les catholiques, avec une certaine truculence, le droit de n'être pas « des eunuques spirituels » (p. 74). Programme complété par des applications aux divers aspects de l'activité religieuse, intellectuelle et politique. Au lieu d'arrêter l'auteur, les-polémiques survenues de toutes parts ne firent que l'exciter et il rentra dans l'arène, l'année suivante, par une brochure non moins véhémente ^, où il critiquait plus directement les procédés actuels du gouvernement ecclésiastique^.
C'était là une première expression de ce libéralisme universitaire que nous rencontrerons d'autres fois. Mais, pour mettre toutes choses au point, on n'oubliera pas que le professeur de Wurzbourg put rester, malgré tout, paisible possesseur de sa chaire et que l'ensemble de l'Allemagne catholique lui garda jusqu'à sa mort une fidélité admirative qui est la meilleure des garanties.
Un personnage de moindre envergure, le D^ Joseph MûUer, allait donner à ce mouvement le nom de Reformkaiholizismus qui lui est resté *. Des adversaires ont reconnu qu'il fut toujours « inattaquable » dans l'ordre doctrinal^. Mais il s'élevait contre la scolastique (t. i, p. 73-88) et réclamait une franche adaptation aux progrès de la philosophie
1. Der Kailiolicismus als Princip des Forischritts, Wurzbourg,