‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 72 sur 451 · Die neue Zeil und der alte Glaube, Wurzbourg · texte numérisé non relu

Die neue Zeil und der alte Glaube, Wurzbourg

3. Ces deux opuscules soulevèrent,, en Allemagne, une véritable tempête, à laquelle le public de France fut dès, lors initié par divers chroniqueurs : J.-B. Pelt, Reçue du clergé fr., 1898, t. xiii, p. 310-326, et t. XVI, p. 439-444; X.-M. Le Bachelet, Études,^ 1899, t. Lxxvra, p. 622-645; L. Saltet, Bulletin de litl. eccl., 1899, p. 101-116.

4. La brochure de ce titre, publiée à Wurzbourg en 1899, avait tout de suite une seconde édition (Zurich, 1899), en deux fascicules complémentaires, consacrés, l'un à la « réforme scientifique », l'autre aux « réformes pratiques »...

5. A. Gisler, p. 147. « En ce qui concerne le dogme, note J. Schnitzer (p. 32), il se tenait sur le terrain strictement ecclésiastique. » Formule reprise par Th. Engert, art. Modernismus, dans Realencyclopâdie, t. XXIV, p. 171. N'allait-il pas jusqu'à défendre l'infaillibilité du pape? Voir t. I, p. 58-65.

moderne (p. 91-98). Ce qui entraînait uiTe critique de l'enseignement universitaire, complétée par une revendication en faveur des synodes et du rapprochement avec le monde laïque à la manière de l'Église américaine {ibid., p, 99-111). Dans l'ordre pratique, il avait ses plans sur l'éducation et l'organisation du clergé, ainsi que sur les méthodes de son apostolat (t. n, p, 9-15); mais il blâmait surtout, comme Fr.-X. Kraus, l'immixtion de l'Église dans les matières politiques et protestait contre la doctrine du pouvoir indirect (p. 55-71). Un chapitre spécial (p. 72-89) mettait en contraste • la rigueur de V Index pour les savants catholiques avec les complaisances de l'autorité pour les plus médiocres produits de la littérature pieuse, et l'ouvrage se terminait par une longue charge contre les jésuites (p, 101-154) i.

«Schell et J. MûUer, écrit M. Schnitzer^, avaient exprimé leurs réflexions sur la situation ecclésiastique sous la forme d'écrits polémiques éphémères et enflammés. Albert Ehrhard, alors professeur d'histoire ecclésiastique à l'université de Vienne, après avoir été le collègue de Schell à Wurzbourg..., allait ouvrir la voie à une considération basée sur la philosophie, de l'histoire. » Ce fut l'objet de son grand ouvragé : Le catholicisme et le XX^ siècle à la lumière du développement ecclésiastique du tem,ps présent^. L'auteur y constatait le conflit de la foi cathoUque et de la pensée moderne; naais il le tenait pour accidentel. Il sufîîsait, pour le résoudre, que l'Église renonçât à s'enfermer dans des formes trop médiévales de pensée et d'action; car le Moyen Age ne lui paraissait pas l'apogée de, la religion chrétienne, ni le thomisme le dernier mot de la philosophie, et la néo-scolastique ne pouvait qu'aboutir à un échec, dans la mesure où elle se présentait comme une restauration pure et simple du passé. De son côté, la pensée moderne avait à se débarrasser de ses préjugés contre le christianisme. A cette double condition, une réconcihation était possible entre l'Église et la société

1. Ces brochures tumultueuses furent, naturellement, fort discutées «t finirent par être mises à l'Index, le 7 juin 1901.

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