‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 73 sur 451 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

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3. Der Katholizismus und dos zwanzigste Jahrhundert im Lichte der kirchlichen Entwickeluns der Neuzeît, Stuttgart et Vienne,

contemporaine pour le plus grand bien de l'une et de l'autre \

Au total, ce plaidoyer était d'inspiration loyalement catholique. La puissance du fond, l'élévation éloquente de la forme et jusqu'à la pointe nationaliste de ses revendications devaient lui assurer le plus vif succès ^. Il y eut bien quelques critiques ^. L'auteur se défendit contre ses contradicteurs par un' gros volume * et l'affaire n'eut pas de suites autrement graves. Rien de tout cela ne dépassait l'importance d'un libéralisme juvénile : pour aucun de ces auteurs, il ne s'agissait de toucher aux doctrines ou aux institutions essentielles de. l'Église.

Outre ces publications de circonstance, le Reformkaiholizismus eut à son service, dès ce moment-là, deux organes permanents : Die Renaissance, revue fondée à Munich en 1900 et dirigée depuis par J. MuUer, qui en fit souvent tous les frais; Freie deutsche Blâtter, « revue hebdomadaire de politique, de science et d'art, » qui parut également à Munich la mêrae année sous la direction d'un obscur D'^ J. BumûUer. De cette dernière un témoin atteste que « ce- qu'elle avait de meilleur, c'était son titre, bien qu'on n'y sentît guère de traces, au début, ni de liberté, ni de germanisme ^. » Il en fut autrement à partir de 1901, lorsqu'elle passa entre les mains du D'^ Fr. Klasen, qui lui donna pour titre : Dos zwanzigste Jahrhundert [Le vingtième siècle) et en fit la principale tribune des catholiques progressistes.

Les choses s'envenimèrent un moment, lorsque Mgr Keppler, évêque de Rottenbourg, daiis une. adresse à son clergé, attaqua vivement le parti réformiste, qu'il accusait de vou-

1. Chemin faisant, A. Èhrhard avait son ntiot sur le rôle des laïques et ne se privait pas des critiques usuelles contre le jésuitisme, ou la manière d'imposer à l'Allemagne les formes de la piété latine.

2. a De fait, il fut accueilli avec enthousiasme, jusqu^à atteindre une douzième édition l'année même où il parut. » J. Schnitzer, p. 36.

3. Le P. Grisar notamment prit contre lui la défense du Moyen Age. Voir ses deux conférences : Dos Mittelalter einst und fetzt {Le Moyen Age autrefois et maintenant), p^Xbiiées d'ahord da.nsHistorisch-poliiische Blâtter, 1902, t. cxxix, p. 737-771, 821-869, puis éditées' à part. Munich, 1902.

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