A. Gisler, p
3. Voir Neue Jahrhundert, 1909, 1. 1, p. 265-267, et 1910, t. n, p. 375.
4. E.-S. Purcell, Life of cardinal Manning, Londres, 1896, t. n, p. 774-796. ' -
verdeur peu commune sous les plumes ecclésiastiques, il relevait l'insuffisance de l'éducation dans le clergé, la défiance à l'égard des initiatives spirituelles qui font la véritable sainteté, le sacramentalisme, ce qu'il appelait « l'officialisme » et qui signifie l'abus chez les prêtres du principe d'autorité, l'insistance exagérée sur les divergences confessionnelles^ l'influence prépondérante des jésuites. H. Schell s'est emparé de ces doléances à l'appui de ses revendications réformistes ^. Quoi qu'il en faille penser, elles ne donneront à personne la tentation de mettre leur auteur au nombre des moder- ' nistes : elles prouveraient plutôt à ceux qui ne le savent d'expérience que le loyalisme catholique le plus ardent ne fut jarnais incompatible avec iine légitime liberté d'esprit ^. En revanche, aucun nom n'a été plus souvent mêlé aux controverses modernistes que celui de Newrnan (1801-1890) ^. L'illustre converti est, en elîet, un des maîtres de la génération actuelle et peu de penseurs ont fait autant que lui pour le renouvellement de ce qu'on pourrait appeler l'atmosphère générale de la théologie contemporaine. On lui doit d'avoir mis en lumière la loi du développement, idée qui domine désormais toutes les études de théologie biblique ou d'histoire des dogmes, et dont les recherchés positives montrent de plus en plus l'application. En apologétique, il fut de ceux qui contribuèrent à déprécier les démonstrations d'ordre purement intellectuel au ^profit des expériences morales ou des intuitions mystiques, et il en est au moins resté le besoin plus senti d'élargir et d'affiner la psychologie religieuse.
Il n'est pas de principes dont les modernistes se soient davantage réclamés ; mais l'abus qu'ils en ont fait ne saurait