‹ Le moine bénédictinChapitre 37 sur 88 · Id., XXXIV · texte numérisé non relu

Id., XXXIV

doyens et les circateurs, ou surveillants, remplacés de nos jours par le sous-prieur. C'est le maître des novices. C'est le cellérier, qui est pour la maison un second père, le père temporel ; il a soin de l'administration des biens monastiques ; il prend un soin particulier des pauvres, des malades et des hôtes ; des frères lui prêtent un concours empressé. Ce sont l'hôtelier, l'infirmier, les frères qui veillent à la conservation et à la distribution des instruments de travail, des livres, des vêtements, etc. Cette organisation première, fixée par saint Benoît, s'est développée avec le monachisme lui-même. On a établi dans la suite le sacristain, le maître des cérémonies, l'instructeur des convers et d'autres officiers encore. L'abbé donne, en outre, à ses moines des obédiences ou charges motivées par les œuvres qui trouvent asile dans son monastère.

Chacun de ces officiers vit dans une entière dépendance vis-à-vis de l'abbé. Ils ne peuvent agir que conformément aux ordres reçus. Ils laissent de côté leurs idées personnelles pour suivre uniquement l'impulsion qui leur vient d'en haut. Toute initiative ne leur est cependant pas interdite ; mais elle doit se tenir dans les limites de l'obéissance. L'abbé a Tœil ouvert sur eux tous, pour les encourager, les retenir, au besoin les punir, car il est responsable de tout ce qu'il leur laisse faire ; et Dieu lui imputera jusqu'à leurs moindres négligences i.

L'officier est heureux de se dépenser pour ses frères, sous le regard d'un supérieur qui sera le premier à s'apercevoir de ses oublis et à lui offrir le moyen de les réparer. Comptant sur son abbé, il ne lui ménage ni confiance ni dévouement.

I. Quiaadipsumrespicit, quidquid a discipulis delinquitur.(Reg.,

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